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lundi 13 mars 2017

A La Croisée des Mondes: le Royaume du Nord, Philip Pullman

« Et elles parlent d’une enfant comme celle-ci, dotée d’un grand destin qui ne peut être accompli qu’ailleurs, pas sur cette terre, mais bien plus loin. Sans cette enfant, nous mourrons tous. Mais elle doit accomplir ce destin sans en avoir conscience, car seule son ignorance peut nous sauver. »

Couverture : À la croisée des mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord

Résumé : « La jeune Lyra connaissait bien les Erudits : ces hommes l’avaient entourée toute sa vie, ils avaient fait son éducation, ils l’avaient punie ou consolée. Ils étaient sa seule famille. Peut-être même aurait-elle pu les considérer comme sa véritable famille si elle avait su qu’était une famille. »

Elevée dans l’atmosphère confinée du Jordan College, Lyra, accompagnée de son daemon Pantalaimon, passait ses journées dans les rues d’Oxford à la recherche d’aventures. Cette vie insouciante prend fin lorsqu’elle est confiée à Mme Coulter, et que Roger, son meilleur ami, disparaît… Lassée de jouer les petites filles modèles, Lyra s’enfuit et entame un voyage vers le Grand Nord qui lui révélera ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.

Mon avis : A La Croisée des Mondes est l’un des grands classiques de la littérature imaginaire. J’ai une amie qui adore ces livres et qui m’a harcelé pour que je les lise à mon tour. J’ai beaucoup de temps à m’y mettre, je l’avais commencé deux fois mais je me suis arrêtée (ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais pas vous répondre). Et finalement, j’ai décidé qu’il était grand temps que je m’y mette ! Voici donc mon avis sur le premier tome.

Tout d’abord, le personnage principal : Lyra. C’est un personnage très atypique. Pour commencer, c’est une petite fille dans un monde sombre, un monde d’adulte. Ce n’est pas une histoire légère et pourtant c’est une enfant qui en est le personnage principal. J’ai beaucoup aimé le côté très décalé voire contradictoire entre ce monde si sérieux, dangereux et la candeur de Lyra, sa curiosité intarissable et son insouciance. C’est une petite fille plutôt ordinaire au final, une vraie petite chipie qui fourre son nez partout, un peu hautaine et une petite menteuse qui prend un malin plaisir à tourner en bourrique ses petits camarades. C’est un personnage qui m’a beaucoup fait rire. Pourtant, elle semble avoir une très grande importance. Elle joue un rôle capital dans une intrigue qui dépasse tout le monde, elle la première. Ce livre dégage une aura mystérieuse, un monde emplit de secrets que personne ne semble capable de décrypter et j’ai trouvé cela vraiment passionnant.

L’univers entier est fascinant. C’est un tout autre monde, peuplé de sorcières, de Poussière et de deamons. D’ailleurs, j’adore le concept du deamon. Je ne sais exactement s’ils ont une explication spécifique, un rôle à jouer dans tout cela, mais je trouve l’idée incroyable et très intéressante. Le lien entre un humain et son deamon est incroyablement fort, chacun fait parti de l’autre, chacun ressent les sensations et les émotions de l’autre. J’ai également beaucoup aimé l’althiomètre. Sa manière de fonctionner est particulière mais fascinante, j’ai beaucoup aimé apprendre à le déchiffrer avec Lyra.

Un autre point qui m’a beaucoup plu, c’est le fait que Lyra voyage avec des gitans. C’est un peuple que l’on rencontre rarement dans les livres et encore moins avec autant d’importance. Ici, Lyra est accompagnée par les gitans pendant une grande partie de son voyage, on apprend des choses sur eux, leurs coutumes notamment et j’ai trouvé cela super. Les gitans sont de très beaux personnages, notamment John Faa et Farder Coram qui protègent la petite Lyra tout au long du voyage. Ils ont développer un lien spécial tous ensemble, la faisant presque entrer dans leur clan.

Les autres personnages également sont très bien développés. Mme Coulter est un personnage très ambiguë, qui se développe au fur et à mesure de l’histoire. De même pour Lord Asriel, qu’on ne voit qu’une fois mais qui pourtant reste très bien développé. Mais mon préféré est Iorek. J’ai adoré ce personnage, un gros ours guerrier mais qui s’est prit d’affection pour Lyra. Ils ont tous les deux un lien très particulier, s’aimant chacun à sa manière : elle comme une enfant et lui comme un our guerrier. Ils ont réussis à trouvé une sorte de terrain d’entente tout naturellement. J’ai vraiment beaucoup aimé la relation qui les lient.

C’était donc un premier tome très original, l’histoire et l’univers en général m’ont fasciné et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire la suite. 

mercredi 28 décembre 2016

Le Royaume de Tobin, Intégrale 2, Lynn Flewelling

"Tamir Ariani Ghërilain. Puisse un tel nom vous apporter puissance et bonne fortune."


Résumé : Selon une ancienne prophétie, le royaume de Skala connaîtra la paix et la prospérité aussi longtemps qu’une reine guerrière en occupera le trône. Mais l’usurpateur compte bien y mettre un terme, en éliminant toutes les prétendantes à la couronne. Pour protéger Tobin, l’ultime héritière d’une longue lignée de souveraines, une sorcière use d’une magie ancienne et interdite pour la transformer en garçon… Mais à quel coût !

Mon avis : Comme je l’ai dis dans ma précédente chronique, j’ai vraiment beaucoup apprécié l’univers de Tobin. Je me suis donc lancée avec plaisir dans ce deuxième intégrale.

C’est toujours avec autant de facilité que l’on se plonge dans l’histoire. Les décors et les actions sont très bien décrites et cela aide beaucoup à bien visualiser tout ce qui se passe. Personnellement, je trouve que c’est l’un des meilleurs atouts de ce livre, on est totalement immergé dedans.

Les personnages sont également toujours aussi bien travaillés. J’aime beaucoup Tharin qui reste fidèle à lui-même mais surtout à Tobin. C’est un allié inestimable sur lequel il peut compter même s’il ne connaît pas toute la vérité. C’est une sorte de second père pour lui et il le protège quoiqu’il arrive.
Ki est toujours aussi génial. J’adore sa personnalité, c’est quelqu’un de drôle, de juste et droit et surtout, quelqu’un de déterminé et qui a un grand coeur. Mais sa plus grande qualité, c’est sa fidélité et son amour sans faille pour Tobin. Je n’ai jamais connus de personnage qui prenne autant à coeur son rôle de protecteur. Il est fait pour cela, sans pour autant que ça le dévalorise. Bien au contraire, ça ne fait que lui donner encore plus d’estime.
Quant à Tobin lui-même, il est de plus en plus ambiguë. Sa part de féminité prend de plus en plus place au fur et à mesure qu’il en prend conscience. Il accepte peu à peu son statut de femme et il commence également à vouloir changer les choses autour de lui. On s’en rend compte surtout quand il va pour la première fois à Atyion, sa ville à lui. Il est tout de suite aimé de son peuple et il fait en sorte de mériter cet amour. C’est quelqu’un de candide, qui ne raisonne qu’avec son coeur et non par intérêt. Son but est de servir son royaume et son peuple. C’est pour moi un beau personnage, noble, humble et courageux. C’est pratiquement le roi parfait.
Le reste des Compagnons sont aussi intéressants. On sent qu’ils pourront faire de bons alliés par la suite. Certains se sont déjà ralliés à lui, le préférant à son cousin. D’ailleurs, j’ai un peu de mal avec Korin. Il a une personnalité à laquelle je n’ai pas accroché et des passe temps que je ne cautionne pas. Pour moi, même s’il est plein de bonnes intentions, de bonne volonté et qu’il ne fait que « profiter de sa jeunesse », je trouve qu’il est irresponsable et immature et ça en est désolant. Il n’a pas l’étoffe d’un bon roi ou, en tout cas, pas un aussi bon roi que Tobin. Cela se remarque notamment dans la manière dont ils mènent chacun le combat : Korin se sent très vite dépassé, il fonce tête baissée et prend de mauvaises décisions tandis que Tobin, lui, réfléchit et prend en compte l’avis de son entourage avant de faire quoique ce soit et il garde son sang-froid, même en plein coeur d’une bataille. Mais Korin reste une bonne personne quand même, il aime son pays et son cousin.
Par contre, son père semble perdre l’esprit de plus en plus, c’est assez inquiétant et angoissant à voir. Il est sous l’emprise totale de Nyrin, qui est une vraie vipère. D’ailleurs, j’ai vraiment hâte qu’il rejoigne Oren dans la tombe, qui lui était un peu plus exécrable à chaque apparition.
Du côté de Tobin, j’adore toujours autant Iya. C’est une véritable femme forte, qui se bat pour ses idéaux. J’aime beaucoup son caractère bien trempé, tout comme celui de Lhel. Arkoniel aussi est plus attachant que dans le premier tome.

Au niveau de l’intrigue, je l’ai trouvé toute aussi intéressante que le premier. Il y avait un peu plus d’action et je l’ai trouvé un peu moins long que le début. Dans le précédent, j’avais préféré la vie de Tobin dans son château natal alors que là, j’ai plutôt bien aimé sa vie à la capitale. Ce qui s’y passait était intéressant, on a pu voir le début des alliances. Le seul petit bémol de ce livre, c’est le fait que la transformation de Tobin en femme est un peu précipitée à mon goût. Je m’attendais pas à ce que cela se déroule de cette manière, mais pourquoi pas. En revanche, la bataille de la fin est vraiment très bien, j’ai bien aimé la lire et je n’étais pas trop gênée pour comprendre ce qui se passait. Mais la chose que j’aime le plus dans ce livre, c’est la dimension féministe, notamment le fait que la petite Una veuille devenir une guerrière comme ses ancêtres avant elle. Le fait qu’il reste encore des femmes, comme Una ou les femmes d’Atyion, qui veulent prendre les armes est vraiment super.

C’était donc un second tome mais également un second coup de coeur, que je conseille vivement à tout le monde.


jeudi 10 novembre 2016

Witch Song, Amber Argyle

"Une sorcière qui ne chante pas n'est pas une sorcière."



Résumé : ans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.

Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les Chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port.

La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ? Sous la plume ensorcelante d’Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d’un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes !

Mon avis : La première chose qui m’a attiré dans ce livre, c’est sa couverture. Je l’ai trouvé tout simplement magnifique et au toucher, c’est juste un régal ! Puis l’histoire m’a intrigué, je me suis dis pourquoi pas ? Voici donc ce que j’en ai pensé.

Tout d’abord, j’ai trouvé Brusenna super mignonne. On s’attache facilement à elle, même si je trouve qu’elle grandit un peu trop vite, du coup on a un peu de mal à la suivre, pour moi elle reste encore une petite fille. Ca reste tout de même une jeune fille intelligente et courageuse, qui se bat pour ses principes et pour les gens qu’elle aime. Elle n’hésite pas à faire ce qui est nécessaire et je trouve cela très courageux de sa part.
J’ai bien aimé Joshen aussi. C’est un jeune homme très têtu mais qui a un grand cœur et qui est très protecteur avec Brusenna. Il est touchant. Tout comme Brusenna, c’est également quelqu’un de courageux et de fort.
Leur relation est plus que prévisible mais elle reste tout de même mignonne. Par contre, j’ai eu un peu de mal à m’identifier à ce couple, je sens que vieillie ! Mais cela reste une relation très touchante. Ce sont deux fortes têtes qui s’aiment au final plus que n’importe quoi. Ils sont très chou même si parfois un peu niais.
J’ai aussi trouvé Bruke, le chien de Brusenna, trop chou ! C’est un véritable ami fidèle qui lui ai d’une aide précieuse. Il la protège de tout et fait l’impossible pour l’aider. J’adorerais avoir un chien comme lui !
Les autres personnages aussi sont intéressants même s’ils sont moins présents. Les sorcières sont pleines de mystères et j’ai hâte d’en apprendre plus sur elles.
J’ai trouvé Espen super. J’ai vraiment bien aimé son rôle de méchante, sa personnalité. Elle se sait meilleure que les autres et elle l’affirme. Bannie par les autres, elle décide de se venger, logique. C’est un personnage charismatique.

Malheureusement, même si j’ai trouvé les personnages intéressants, j’ai eu un peu plus de mal avec l’intrigue. Le concept est super, j’ai beaucoup aimé l’idée du chant des sorcières est original. Le fait d’enchanter les gens par le chant, comme de véritables enchanteresses, j’ai trouvé cela très beau et poétique. Mais j’ai trouvé cela un peu trop floue à mon goût. Pour moi, l’intrigue était trop vague, pas assez exploitée. On sait qu’il y a une méchante sorcière mais on ne comprend pas vraiment pourquoi, ce qui s’est vraiment passé. On n’assiste pas non plus à l’entraînement de Brusenna. Deux années sont passées sous silence et on passe d’une petite fille qui débute à peine dans son apprentissage, à une jeune femme qui excelle dans son domaine. Je trouve cela dommage qu’on ai pas pu voir son évolution.
Les événements s’enchaînent de manière trop rapide et un peu maladroite, on ne comprend pas forcément tout. On dirait que l’univers n’est pas totalement complet, qu’il nous manque des éléments ou que ce n’est pas assez approfondie et du coup c’est un peu dommage.
La fin est en revanche, beaucoup plus intéressante. J’aime vraiment beaucoup les sorcières et le concept de l’enchantement par la voix et j’ai hâte d’en apprendre plus sur leur communauté et la manière dont elles fonctionnent.

Ce fut donc un premier tome sympathique, avec des personnages attachants et un bon concept, mais pas assez exploité à mon goût. Nous verrons bien ce que donne la suite !

vendredi 14 octobre 2016

Le Trône de Fer, Intégrale 1, G.R.R. Martin

« Lorsqu'on s'amuse au jeu des trônes, il faut vaincre au périr, il n'y a pas de moyen terme. » Cercei Lannister


Résumé : Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s'en sortiront indemnes ...

Mon avis : Étant une fan de la série Game of Thrones, je ne pouvais que lire les livres. J’ai donc emprunter à ma meilleure amie son exemplaire (puis j’ai acheter le mien par la suite) et je me suis attelé à la lecture du premier intégral ! Etant donné la complexité de l’histoire et le nombre de personnages, je vais changé ma présentation de ma chronique pour cette fois.

Les personnages:

Les Stark:

Les Stark sont la définition même de la famille parfaite. Un homme droit et juste, qui ne jure que par l’honneur et la justice, une femme aimante qui ne vit que pour ses enfants qui sont eux-mêmes comme leurs parents.

Ned est donc un homme d’honneur. Je dirais que c’est le personnage qui représente l’homme idéal dans le livre. Il aime réellement sa femme, d’un véritable amour même si c’est un mariage arrangé, il aime ses enfants et leur donne la meilleure éducation possible. Il élève même son fils bâtard comme son fils légitime alors qu’il aurait pu tout simplement l’abandonner à sa mère. Il se bat pour la justice et la vérité, c’est un homme idéaliste qui ne jure que par l’honneur et n’agit qu’en fonction de ce que sa conscience lui dit de faire. C’est malheureusement cela qui va l’embrigader dans des ennuis. J’aurais trouvé cela admirable s’il avait choisit de ne suivre que son honneur quitte à mourir pour la vérité, mais le fait qu’il y renonce à la fin gâche totalement la portée du message et du personnage.
Catelyn est un personnage qui aurait pu avoir une certaine influence, du pouvoir, si elle ne vivait pas qu’à travers son mari et ses enfants. C’est vraiment dommage mais tout ce qu’elle fait, ce qu’elle pense, ce n’est qu’en fonction de Ned et de ses enfants. C’est d’ailleurs ce qui va créer autant de problèmes et qui va sceller le destin de son mari. C’est un personnage qui n’existe qu’à travers les autres et cela se remarque à la manière dont elle est injuste envers Jon : ce n’est pas son enfant à elle donc elle décide de l’ignorer voire de mettre dehors dès qu’elle en a l’occasion. Elle refuse que ses enfants nouent de vrais liens avec lui et elle fait en sorte que tout le monde se souviennent bien que ce n’est pas son fils, que ce n’est pas le fils légitime de Ned. C’est un personnage que je n’ai pas apprécié pour cela.

Maintenant, nous allons parler des enfants dans leur ordre de naissance.

On commence donc par Robb, l’aîné et héritier légitime des Stark. C’est la fierté de la famille, son père tout craché mais, bien sur, avec une ressemblance frappante avec sa mère. C’est le fils parfait, l’homme de la famille en l’absence de son père qui agit comme lui et qui réussit tout comme il faut. Il est limite adulé par sa mère, ce qui le rend un peu pompeux.
Vient ensuite Jon, même si ce n’est pas son enfant légitime. Je vous avoue que j’aime beaucoup le personnage dans la série mais un peu moins dans le livre. Dans ce premier tome, Jon est un adolescent qui veut faire ses preuves, qui veut montrer au monde qu’il mérite qu’on le voit comme le fils de son père. Il est parfois un peu colérique au début, ce qui se comprend. Mais quand il va au Mur, je le trouve un peu agaçant. Eh oui sacrilège, j’ai dis un peu de mal du grand et beau Jon Snow… Mais il faut admettre qu’il se sent un peu trop supérieur à ses frères du Mur, voire qu’il les méprise parfois et je trouve cela injuste de sa part. Lui qui a vécu dans l’injustice, dans un endroit où il était sans cesse jugé à cause de sa naissance et non à cause de ses actes ou même de sa personnalité, il se permet de faire pareil. Il n’est pas non plus content de la manière dont on le traite mais d’un côté, il ne faut pas qu’il oublie qu’il a renoncé à tout titre en arrivant au Mur, qu’il est au même niveau que tout le monde. Alors certes Ser Allister est injuste envers lui mais c’est parce qu’il s’est donné de l’importance dès le départ.
La suivante est Sansa, l’aînée des deux filles. Beaucoup de personnes ne l’apprécient pas dans ce premier tome/ première saison (moi-même je dois avouer l’avoir trouvé un peu lourde dans la série…), mais je trouve que le personnage dans le livre est plus appréciable. Sansa est une jeune fille de bonne famille, bien-née, bien élevée, qui voit la vie en rose. Elle a une vision très naïve du monde et des gens. Mais je trouve cela normal de la part d’une jeune fille 11 ans qui aime les ballades d’amour. Elle n’a jamais vécu dans la misère ni dans un environnement peuplé de problèmes, de corruption et intrigues en tout genre. La famille des Stark est réputée pour être une grande famille bonne et juste et c’est donc normal que Sansa ne comprenne pas tout ce qui se passe à Port- Réal. De plus, elle se fait tout de même manipuler par la reine qu’elle tient en haute estime, et encore, elle finit peu à peu par comprendre que quelque chose ne va pas, elle essaye d’arranger les choses avec le plus de diplomatie possible. Du haut de ses 11 ans, elle agit tout de même au mieux, de la seule manière qu’elle connaît, qu’on lui a apprise. On lui reproche également d’être tombée amoureuse de Joffrey mais si on regarde bien, elle ne sait pas à quel point il peut être mauvais, elle ne connaît que les bons côtés qu’il lui montre et finit par prendre conscience de ce qu’il est réellement que quand il lui montre son véritable visage. C’est donc un personnage que j’ai tout de même apprécié.
Vient ensuite Arya, ma Stark préférée ! C’est vraiment un personnage que j’aime beaucoup. Contrairement à sa grande sœur, c’est une petite rebelle qui ne prend pas conscience de son rang dans la société. La broderie et les fleurs ? Sûrement pas ! C’est bon pour les filles comme sa sœur mais pas pour elle. Arya est une fille qui veut prouver qu’elle a autant de compétences que ses frères et son père. C’est une battante qui est faite pour les manier une épée plutôt que du fil et des aiguilles. Elle n’a pas un caractère facile mais je la trouve très rationnelle et mature pour son âge. Elle semble être plus perspicace, elle semble se rendre compte de plus de choses que Sansa qui ne voit la vie que comme une chanson d’amour. C’est pour cela je pense qu’elles s’entendent aussi mal. Elles voient la vie de manière totalement différente : Sansa se plaît dans le rôle qu’on lui demande de tenir, elle est heureuse à sa place, tandis qu’Arya veut plus, elle veut qu’on la reconnaisse pour ce qu’elle est vraiment, elle veut se faire entendre. Et chacune n’arrive pas à comprendre le point de vue de l’autre. Cela explique aussi pourquoi Arya est si proche de Jon. Je pense qu’ils se pensent tous les deux dans la même situation, ils veulent tous les deux faire leurs preuves. J’ai d’ailleurs adoré leur relation, je les trouve adorables tous les deux et super touchant. J’étais triste de les voir se séparer.
Après Arya, nous retrouvons Bran. Je suis un peu mitigée concernant ce personnage. Je trouve que c’est un personnage assez spécial, un adulte dans un corps d’un petit enfant. Alors au début, on le trouve très attachant, surtout avec sa manie à toujours vouloir grimper partout. La manière dont il décrit la scène entre Cercei et Jamie montre également que c’est un petit garçon qui ne comprend pas la signification de ce à quoi il assiste. Mais d’un autre côté, à partir du moment où il perd l’usage de ses jambes, il prend 10 ans d’un coup. Il devient tout à coup complètement détaché, froid. On s’attache tout de suite moins à lui même si on compatis pour ce qu’il lui est arrivé. C’est vraiment un personnage étrange.
Et pour finir, nous avons le petit Rickon. Le plus petit de la famille, celui qui semble avoir le moins d’importance. Pourtant, il m’a plus touché que Bran. Le fait qu’il soit aussi en colère que tout le monde parte, qu’il se sente triste et délaissé m’a fait de la peine. C’est dommage qu’il ne soit pas plus développé que cela.

Les Lannister:

Si les Stark sont l’image d’une famille parfaite, celle des Lannister est celle de l’ambition et de l’arrogance. C’est la famille la plus riche et influente de Westeros, celle qui a le plus de prestige mais qui suscite le plus de méfiance voire de mépris. Je trouve d’ailleurs que Eddard Stark se focalise un peu trop sur eux et que ses « partisans » ne rate pas une occasion de les dénigrer.

Jamie est celui qui a le plus d’ambiguïté. D’un côté, je comprend son geste de régicide, après tout, son roi mettait le royaume en danger, il agit pour lui et non pas par vengeance ou autre motivation personnelle. C’est vrai que quand Ned le retrouve sur le trône, on peut se demander quel a été sa réelle motivation, mais s’il avait vraiment voulut le trône, il aurait pu l’avoir mais il y a renoncer. Il a certes juré fidélité mais d’un autre côté, il a surtout juré fidélité au royaume et il a du faire un choix entre les deux. Je trouve son geste assez courageux (même si frapper dans le dos est assez lâche…), cela n’a pas du être une décision facile. Moi ce que je lui reproche, c’est le fait qu’il ai pousser ce pauvre Bran. Je ne lui reproche même pas le fait de pratiquer l’inceste, à la limite, il fait ce qu’il veut. Mais il aurait au moins pu trouver une autre solution que de condamné un pauvre gamin qui n’a même pas compris ce qui se passait à une mort presque certaine ou dans le meilleur des cas, à une paralysie à vie. Il a tout de suite chercher à le tuer. Et c’est le fait qu’il soit prêt à tuer un enfant de sang-froid, que ce soit sa première solution et qu’il n’en cherche pas une, qui me gêne chez ce personnage.
Cercei me met aussi mal à l’aise. Ce n’est pas non plus à cause du fait qu’elle est incestueuse, mais c’est sa personnalité en générale. C’est quelqu’un d’assez froid, arrogant voire de perfide. On sent que tout ce qu’elle fait, tout ce qu’elle dit, est faux ou sous-entend autre chose. Mais malgré cela, j’avoue que j’admire un peu le pouvoir qu’elle exerce sur tout le monde. C’est une femme forte, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, même par le roi lui-même. Elle lui répond, quitte à se faire frapper par la suite, mais elle répond tout de même. Elle a su se faire une certaine place, su mettre les bonnes personnes dans sa poche afin de régner un peu à sa manière. C’est une femme très intelligente, manipulatrice certes, mais douée.
Tyrion est le Lannister que je préfère. Il est rejeté par tout le monde, méprisé de tous et mène une vie de débauché, mais c’est quelqu’un qui a un esprit aussi affiné qu’une lame. Il a tout de suite su avec quels armes se défendre contre les autres et il s’en sert très bien. Je trouve qu’il est doué d’une grande intelligence, il arrive à se sortir de tous les pétrins dans lesquels on le fourre injustement. C’est un personnage aussi très rationnel, très terre à terre. Il est tout à fait conscient de sa condition et de ce qu’elle implique et il décide de faire avec, de l’accepter et de vivre en conséquence contrairement par exemple à Jon Snow qui n’a jamais vraiment accepté son statut de bâtard. Je l’aime beaucoup pour cela.
Tywin est, pour moi, le pire de tous. Il est imbu de lui-même, fier et arrogant. Il pense que tout lui ai du ou sinon, que tout à un prix. Il rejette et méprise tout ce qui ne lui convient pas, jusqu’à son propre fils et utilise tout le monde pour son propre intérêt. Pour moi, c’est un personnage méprisable.

Les Baratheon:

La famille Baratheon est la famille royale actuelle de Westeros. Personnellement, je trouve que c’est pourtant celle qui a le moins de prestige.

Robert, pour moi, fait honte à la famille. C’est le roi, celui qui a prit le trône aux Targaryen, il est censé être quelqu’un d’imposant et de respectable. Mais il n’en est rien. Il passe son temps à boire et tromper sa femme, il ne se préoccupe pas de son pays ni même de sa famille. D’ailleurs, pour moi, le trône ne devait même pas lui revenir. Ce n’est pas lui qui a tuer le roi, ce n’est pas lui qui a vraiment mener la bataille. Lui n’a fait que se venger de Raeghar qui lui a piquer sa fiancé. Il est puéril et pathétique. C’est vraiment un personnage que je n’ai pas aimé du tout. La manière dont il traite sa femme est inadmissible. Je comprend qu’il aime encore et toujours Lyanna et c’est vrai que c’est beau de l’aimer encore après toutes ses années et qu’il n’ai pas choisi d’épouser Cercei, mais ce n’est pas une raison pour la mépriser de la sorte, ce n’est pas une raison pour la maltraitée. Elle-même n’a pas voulut l’épouser. Et même s’il ne l’aime pas, ce n’est pas une raison pour ne pas être correct envers elle.
Je n’ai pas non plus aimé son fils, Joffrey. Il est arrogant et fier, c’est vrai petit gosse de riche qui se croit tout permis. C’est aussi un vrai lâche, qui n’hésite pas à demander miséricorde quand il se sent en danger mais ensuite de se venger derrière, dès qu’il récupère les avantages de son statut. C’est aussi quelqu’un d’hypocrite, qui fait croire à Sansa qu’il l’apprécie et qui lui fait des yeux mais qui n’hésite pas à mépriser Arya et à vouloir lui faire du mal.

Renly également, est un personnage que je n’ai pas tant apprécié que cela. C’est quelqu’un de nonchalant, qui prend tout à la légère et qui n’hésite pas à vouloir se proclamer roi dès l’instant même où son frère est mourant.

Les Targaryen:

Les Targaryen est la famille la plus redoutée. C’est une longue lignée de rois qui a régné sur le royaume pendant plusieurs générations mais qui a prit fin quand Aerys, surnommé le Roi Fou, tombe sous le coup de Jamie Lannister.
Alors certes, c’est vrai que le roi avait perdu la raison et qu’il a mit en danger tout le royaume, mais je trouve que de là à exterminer toute la lignée, femmes et enfants inclus, c’était injuste et illégitime. Le reste de la famille n’avait rien à voir avec les décisions et les actes du Roi Fou, et ils n’avaient pas à payer pour cela.

Viserys en revanche, on s’en serait bien passé. C’est un personnage que je n’ai vraiment pas apprécié. Je comprend qu’il veuille récupéré son royaume, après tout, c’est vrai, il est l’héritier légitime du trône ; mais le fait qu’il pense du coup que tout lui est du, démontre qu’il ne fera pas un bon roi. Il passe son temps à dire qu’il est le roi, que c’est lui l’héritier légitime et que le trône lui revient de droit, mais il n’agit pas en roi. Il ne se préoccupe de personne, il n’est pas diplomate. Sa plus grande erreur est de ne pas avoir considéré Khal Drogo comme un égal, ni sa sœur.

D’ailleurs sa sœur, Daenerys, est un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est un personnage doux au début, elle est tout simplement gentille, sans pourtant être naïve. Elle prend conscience de ce que son mariage est réellement (à savoir un marché entre son frère et son mari) et elle tente d’agir au mieux. Elle montre toutes les qualités d’une bonne reine. Elle prend à coeur la condition de son peuple, elle fait des efforts pour apprendre cette nouvelle culture, contrairement à son frère. Elle est aussi diplomate, elle fait en sorte de réparer les erreurs de son frère et prend le rôle de tampon entre lui et les Dothrakis. C’est aussi une bonne épouse, qui fait en sorte de combler son mari comme le veut la culture. J’aime beaucoup la relation qu’ils développent.

Dothrakis:

Les Dothrakis sont un peuple très particulier que l’on peut qualifié de sauvage pour le coup (mais pas dans le mauvais sens du terme, je tient à le préciser). C’est un peuple qui vénère le cheval et qui vit en horde. C’est une culture assez spéciale mais tout de même fascinante.

Khal Drogo, le mari de Danearys et Khal de la horde, est un personnage que j’aime beaucoup. Bon la première fois qu’on le voit, c’est vrai qu’il n’a pas l’air très chaleureux et comme il a accepté de vendre une armée contre une femme, on peut penser que ce n’est pas un homme très sympa. Mais, quand on apprend à le connaître en même temps que Daenerys, on se rend compte que ce n’est pas un « sauvage », une grosse brute épaisse qui maltraite son peuple ou autre. Non, c’est un chef de horde juste, qui respecte des règles tout simplement différentes des nôtres. De plus, le fait qu’il fasse des efforts avec Daenerys montre qu’il n’est pas fermé d’esprit (contrairement à Viserys…). Il apprend peu à peu à la connaître à sa manière et à l’aimer. Il l’estime aussi énormément et ont une relation beaucoup plus profonde et authentique de Cercei et Robbert.
Jorah Mormont est aussi un personnage que j’ai beaucoup aimé. Il est d’une grande aide pour Daenerys et il lui ai totalement fidèle (ou presque…). On sent qu’elle peut compter sur lui. C’est aussi un homme réfléchis et qui sait bien manier l’épée.

Les intrigues:

Il y a plusieurs intrigues dans ce premier tome. Elles se recoupent de temps à autre puis se sépare, ce qui n’est pas facile du coup à chroniquer. Mais je vais tenter de le faire en premier chaque point de vue de manière séparé.

Point de vue de Ned Stark:

Le point de vue de Ned Stark concerne… Ned Stark ! Ce qui est plutôt logique vous me direz… Mais elle concerne également les intrigues du royaume, notamment les principales intrigues autour de la manière dont le royaume est dirigé.
J’ai trouvé son point de vue très intéressant. On en apprend beaucoup sur l’histoire de Westeros, sur l’histoire des différentes familles et sur le contexte politique actuel. On a un roi qui fatigue et qui se désintéresse complètement de son royaume. Clairement, à partir du moment où Ned arrive à Port-Réal, c’est à lui que lui revient tout le boulot de faire tourner le royaume. On se rend compte à quel point dirigé tout un pays est chose complexe et épuisante. De plus, Cercei ainsi que sa famille convoite le trône et tentent de se l’approprier définitivement, ce qui ajoute une menace sur la tête de Ned qui fouille un peu trop dans des histoires qui ne le regarde pas. Je comprend qu’il ai voulut découvrir qui a voulut assassiner Lord Arryn, son prédécesseur en tant que Main du Roi, mais il aurait du être plus discret et malin. Il a accordé sa confiance aux personnes qu’il n’aurait pas du, alors même qu’on l’avait prévenu à plusieurs reprises. C’est un homme qui a beaucoup trop d’honneur pour survivre à la vie dans la capitale et qui a attirer un peu trop le regard sur lui. Son envie de confondre les Lannister s’est retourné contre lui. Néanmoins, toute la partie où il enquête est très intéressante, on en apprend plus sur les différentes maisons, ce qui nous permet d’un peu mieux nous situer et de comprendre les enjeux de ce monde complexe.

Point de vue de Jon Snow:

Le point de vue de Jon Snow fait partie de ceux que j’ai trouvé le moins intéressant. J’aime beaucoup l’idée de la Garde de Nuit, le fait qu’ils prêtent serment et qu’ils soient totalement neutre face aux intrigues qui concernent les grandes maisons. Pour eux, ils servent le royaume tout entier sans faire de différence, leur seul ennemie se trouve à l’extérieur du Mur. Mais ce qui se passe en réalité ne m’a pas autant intéresser que ce qui se passe ailleurs. On assiste à la formation de Jon, on nous explique l’histoire et le fonctionnement de la Garde de Nuit mais sans plus, il ne se passe pas grand-chose. En plus de cela, Jon n’est pas très agréable à vivre, il se plaint souvent de sa condition alors qu’au fond, c’est tout de même lui qui s’est porté volontaire pour entrer dans la Garde. Par contre, j’ai bien aimé la partie avec le Marcheur Blanc, les corps retrouvés. J’ai trouvé cela intriguant, on veut en savoir davantage sur ce qui se passe.

Point de vue de Sansa Stark:

J’ai bien aimé le fait d’avoir un autre point de vue sur la vie à la cour, autre que celui de Ned. Cela nous montre les bons côtés que peuvent avoir cette vie à la capitale. On y voit les bons moments que passe Sansa en compagnie de la princesse Marcella et de la reine, les grandes fêtes, notamment celle en l’honneur de son père. Tout se passe très bien pour Sansa, c’est comme dans un rêve pour elle, ce qui contraste avec le point de vue de son père et de sa sœur qui, eux, regrettent Winterfell. J’ai trouvé cela bien d’avoir ce point de vue là même s’il reste très naïf sur le début.

Point de vue d’Arya Stark:

En plus d’avoir celui de sa sœur et de son père, nous avons également le point de vue de la petite Arya. J’ai trouvé son point de vue assez intéressant, car il permet de comprendre certaines choses au sujet de la mort de Lord Arryn et nous donne un autre regard sur ce qui se passe à Port-Royal. On y voit les bas-fonds, les endroits les plus sombres de la capitale. On assiste également à la manière dont la « noblesse » se comportent vis-à-vis du peuple, notamment les gardes. On voit à quel point le peuple vit mal et est mal dirigé. J’ai adoré ses moments de leçon de « danse » avec son maître à danser ! J’ai trouvé ça très poétique et inspirant. En plus Sirio Forel est un très beau personnage, un peu farfelu aux premiers abords, mais doté d’une sagesse particulière et d’une grande perspicacité. Arya également est très perspicace et mature pour son âge.

Point de vue de Bran Stark:

Quand tout le monde quitte Winterfell, il reste tout de même Bran pour nous tenir au courant de ce qui se passe au Nord. C’est un personnage particulier avec un point de vue assez particulier aussi. J’ai bien aimé ses rêves que je trouve super intriguant, on a envie d’en savoir plus à leurs sujets. On sait que ce ne sont que des rêves mais d’un côté, à la manière dont cela à de l’importance, on se doute que c’est plus que cela. Le passage avec les sauvageons aussi est pas mal, j’ai bien aimé.

Point de vue de Catelyn Stark:

C’est l’un des points de vue que j’ai le moins apprécié. Notamment parce que j’ai eu du mal à aimé le personnage. Je n’ai pas été d’accord avec la moitié des décisions qu’elle a prises. Même si son intrigue est captivante et plein de rebondissements, je n’ai pas trop aimé ce qui s’est passé. Mais si on laisse de côté le personnage central de ce point de vue, c’est tout de même une intrigue intéressante qui nous permet de voir le côté des Stark et des prétendus « rebelles » du royaume dans la guerre.

Point de vue de Daenerys Targaryen:

Je pense que c’est le point de vue que je préfère. J’ai beaucoup aimé ce qui se passe, du début à la fin, je ne me suis pas du tout ennuyée ni trouvé cela long. On apprend beaucoup de choses sur la culture des Dothrakis et je trouve ça passionnant. Daenerys est un personnage fascinant, tout comme Khal Drogo et l’histoire en elle-même est très différente de ce qu’on peut trouver habituellement dans les livres. On assiste à son évolution sous forme de voyage, une petite fille craintive sous l’emprise de son frère qui devient une grande reine charismatique. C’est une femme qui gagne le respect des autres en étant quelqu’un d’empathique, compatissante, curieuse et ouverte d’esprit. Son évolution est inspirante, c’est une sorte de modèle que les autres devraient prendre sur elle. Elle arrive à adopter la culture des Dothrakis sans pour autant oublier ses propres valeurs à elle. C’est une femme qui mérite le trône qui lui revient de droit.

Point de vue de Tyrion Lannister:

Le point de vue de Tyrion est celui que je préfère avec celui de Daenerys. Ils se passent beaucoup de choses intéressantes, on comprend pas mal de choses à propos du meurtre de Lord Arryn et de la tentative de meurtre sur le petit Bran. Ce point de vue permet également d’introduire le personnage de Twyin qui est tout de même un personnage important. On peut, grâce à Tyrion de voir à peu près les deux camps de la guerre (le côté Arryn/ Stark contre celui des Lannister). C’est celui qui a le plus voyager, on le voit à Winterfell, au Mur, dans le camp des Stark puis celui des Lannister. Cela nous donne une certaine vue d’ensemble et l’intrigue est donc pleine de rebondissements. C’est un point de vue que j’ai beaucoup apprécié tout comme son personnage.

De manière générale, j’ai trouvé le style de l’auteur assez original, j’ai été un peu perturbé au départ, ayant du mal à me situer. Certains passages sont également un peu lourd ou long mais ça reste néanmoins un roman très intéressant, qui aborde des sujets assez lourds avec beaucoup de talent, dont j’ai beaucoup aimé me plonger. Vivement la suite !

samedi 24 septembre 2016

Le Paris des Merveilles, Le Royaume Immobile, Pierre Pevel

"-Tout sonne mieux en latin. A croire qu'ils ne s'exprimaient qu'avec des proverbes et des devises, sous Cicéron.
- Je pense que c'est la toge qui fait ça. Quand on a les mollets à l'air, on a tout intérêt à donner dans le sentencieux si on veut être pris au sérieux."

Couverture de Le Paris des Merveilles, Tome 3 : Le Royaume Immobile

Résumé : La porte de la capitale d’OutreMonde, Ambremer, amène bien des Merveilles au Paris du siècle passé : la tour Eiffel est bâtie d’un bois blanc qui chante à la Lune, sur les Champs-Elysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée, et les créatures féerique vivent parmi les hommes.

Alors que tout le monde ne songe qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné du meurtre d’un mage du Cercle Incarnat. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et bien décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais bientôt Griffont et Isabel découvriront que ces deux affaires sont liées, et lèveront alors le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer.

Mon avis : Nous nous retrouvons donc pour clôturer cette belle aventure que nous offre Le Paris des Merveilles. J’ai été un peu triste et heureuse de finir cette série qui a été un véritable coup de coeur pour moi. L’univers et les personnages m’ont fait rêver et m’ont beaucoup inspiré. Voici donc mon avis pour ce dernier tome !

Tout d’abord, l’univers. Comme toujours, c’est un monde qui m’a impressionnée, fais rêver. J’ai adoré me balader dans l’ancien Paris, en apprendre davantage sur Ambremer et l’univers en général. L’auteur mélange tous les genres : Bit-lit, Fantasy, Steampunk afin de créer son propre genre, totalement unique. C’est assez impressionnant et inspirant. Son humour s’ajoute à une très belle plume qui nous empêche de lâcher le livre.
L’histoire est captivante, pleine de mystères. L’intrigue est complexe ainsi que très complète. L’auteur a le sens du détail, chaque chose a son importance, chaque chose a sa place même si le lecteur ne le sait pas encore. On n’est ni perdu, ni préparer à ce qui se passe, tout est dans un très bon équilibre.

J’ai été très contente de retrouver les personnages, Griffont et Isabel les premiers. C’est vraiment des personnages très attachants. Griffont m’a fait rire, il est parfait dans l’imperfection avec son mauvais caractère, son air borné et grognon, mais aussi son intelligence et sa perspicacité. Son amour pour Isabel le rend particulièrement doux et touchant. Quant à Isabel, c’est un véritable modèle pour moi ! Fidèle à elle-même avec son tempérament de feu, on espièglerie mais aussi son grand coeur en or, son intelligence également, sa débrouillardise. C’est une femme qui ne se laisse pas avoir facilement ni marcher sur les pieds. Je l’adore !
Le trio qu’elle forme avec Auguste et Lucien est aussi génial. Ils ont une relation très forte comme je l’avais fais remarqué déjà dans les deux autres tomes. Ils sont très attachés les uns aux autres, c’est un trio fidèle et soudé. Isabel a beau être la patronne, elle les traite tout de même en égal s’inquiète pour eux. Et c’est d’ailleurs réciproque. Malgré les gros airs de dur que se donne Auguste et Lucien, ils sont tout de même très attachés l’un à l’autre. Cela se confirme quand Auguste devient mort d’inquiétude quand Lucien se blesse.
J’ai aussi beaucoup apprécié Etienne ! C’est un personnage tout simplement parfait. Un parfait majordome qui sait exactement ce dont on a besoin et quand on en a besoin. Il est discret mais je trouve qu’il a son importance tout de même. Ca reste un grand soutien pour Griffont, c’est quelqu’un de fiable et de confiance. Azincourt aussi a son importance de la même manière je trouve. Derrière ses airs arrogants et princiers, il est tout de même d’une grande aide à Griffont. Il l’aide à sa manière et la situation du mage lui tient tout de même à coeur.
Un point que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre, c’est le fait que les femmes aussi se battent. Et se battent à l’épée d’ailleurs. C’est très rare qu’on retrouve un combat d’épée entre femmes dans ce genre d’époque, c’est la touche de féminisme qui me fait très plaisir.
J’ai aussi apprécié toute l’ambiance politique du tome. Le fait qu’au final, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, que les deux camps ont leurs torts et raisons, reflète plutôt bien la réalité je trouve. La politique est toujours nuancée. Personne n’a tout juste ou a complètement tort sur tout, chacun a ses avantages et ses inconvénients et j’ai bien aimé le retrouvé ici.

Je n’ai donc aucun point négatif quant à ce tome, hormis le fait qu’il finisse bien trop vite, bien trop tôt ! Je garde espoir en me disant que l’envie prendra peut être à l’auteur de continuer les aventures féeriques de Griffont et Isabel, et dans ce cas, comptez sur moi pour être la première à sauter dessus !

dimanche 4 septembre 2016

Le Royaume de Tobin, Intégrale 1, Lynn Fewelling

"Je suis en train de vous sauver la vie, femme, et de sauver celle de la petite et de sa famille! Que le magicien du roi subodore ne serait-ce que de ça de votre présence, et c'est nous tous qu'on exécute, à commencer par la nouveau-née. Or il n'y a qu'elle qui compte à présent, pas vous ni moi ni quiconque d'autre dans tout ce satané pays. Telle est la volonté d'Illior." Iya

Couverture de Le Royaume de Tobin, l'intégrale 1

Résumé : Tant qu'une reine-guerrière siègera sur le trône de Skala, le royaume connaîtra la paix et la prospérité. Ainsi le veut la prophétie. Après plusieurs siècles de matriarcat, un homme a cependant réussi à s'emparer du pouvoir, au prix du sang de toutes les futures prétendantes à la couronne. Alors toutes les calamités s'abattent sur le pays. Afin de protéger l'unique héritière encore en vie, une magicienne et une sorcière s'associent pour lancer un terrible sortilège et transformer à sa naissance la jeune enfant en mâle, tuant dans l'opération son frère jumeau...


Mon avis : Comme je vous l’ai dis, mon objectif de cet été était de varier un peu mon genre de lecture et j’ai donc commencé par la Fantasy. En flânant avec une amie à la Fnac (car quel amoureux des livres ne passe pas son temps dans les rayons de la Fnac?), on est tombées sur Le Royaume de Tobin. La première chose qui m’a attirée (mise à part la couverture qui se trouve être magnifique), c’est le fait que ce soit des personnages féminins en premier plan. Voyons donc voir ce que donne ce livre de Fantasy féminin !

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé l’univers. On se laisse facilement plongé dans ce nouveau monde, on n’est pas perdu ni rien. C’est un bel univers, qui m’a un peu rappeler Game of Thrones donc j’étais plutôt contente.

Un autre très bon point, c’est que les personnages sont bien développés. Iya est géniale, c’est une vieille femme forte, intelligente et sage. Elle voit les choses dans son ensemble, agit seulement après avoir bien réfléchit aux conséquences. C’est également un personnage assez humain, dans le sens où l’on voit qu’elle a beaucoup d’affection pour Arkoniel, qu’elle en avait pour son maître mais sans pour autant que cela l’aveugle dans ses décisions et ses actes. Je l’ai beaucoup apprécié. Quant à Arkoniel, je l’ai trouvé adorable. Il est curieux, plein de bonne volonté. Il a une soif d’apprendre sans que cela tourne à une soif de pouvoir, je trouve cela admirable. Le fait également qu’il choisisse de faire sa propre route, son propre chemin est aussi un point positif. Peu à peu, il finit par se détacher d’Iya afin d’être véritablement un mage. Je trouve que tous les deux forment une belle équipe. C’est assez rare de trouver des relations maîtresse/ élève et encore moins sans ambiguïté. Là j’ai trouvé cette relation très attachante et très positive.
Mais le personnage principal, reste la petite/ le petit Tobin. C’est un personnage d’ailleurs hors du commun, étant non seulement un enfant dans une histoire de Fantasy (avouez que c’est plutôt rare), mais en plus de cela une petite fille cachée dans le corps de son frère jumeau. De plus, c’est un personnage très attachant, adorable et drôle. C’est assez rare d’être du point de vue d’un enfant, d’avoir une vision aussi innocente des choses. Mais d’un autre côté, Tobin, pour son âge, est quelqu’un d’assez grave, voire sévère. Il n’est pas un enfant comme un autre. Tobin vit comme un petit garçon mais parfois, il a des préférences de petite fille (il est attiré par les poupées par exemple), ce qui donne une certaine ambiguïté quant à l’identité sexuelle que je trouve géniale. On en parle plutôt rarement dans les livres et là, même si cela s’explique par le fait que ce soit une petite fille cachée dans le corps d’un petit garçon, je trouve ça super que ce soit abordé. Le fait que Tobin ai un comportement de garçon alors que c’est au fond une fille en dit long sur l’influence que l’éducation a sur notre identité sexuelle. On ressent parfois le côté féminin qui ressort mais c’est majoritairement un comportement de petit garçon qu’il a. Je trouve cela vraiment bien fait. Le moment où l’on ressent le plus cette ambiguïté, c’est quand on aborde la question du sexe avec Ki. D’ailleurs, on voit réellement la différence de Tobin à partir du moment où Ki entre dans sa vie et à son service. Ki représente ce qu’aurait dû être le petit Tobin s’il avait été un véritable homme et c’est là où l’on voit vraiment la différence. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Ki. Il est drôle, tolérant, fidèle. C’est un très beau personnage. L’entourage de Tobin de manière générale est d’ailleurs attachant. Tharin, Nari, Lhel, ils sont tous attachés au petit Tobin, ils le protègent chacun à leur manière. Le personnage qui m’a le moins plu, c’est la mère de Tobin. Je peux comprendre qu’elle ai du mal à se remettre de la mort de son enfant, mais il lui en restait tout de même un et je trouve qu’elle aurait du s’occuper de lui. Par contre, je n’ai pas trop aimé les personnages de la capitale (le roi bien sur, le prince et ses compagnons). Je vous en direz un peu plus dans le second tome mais pour le moment, je n’ai pas trop accrocher.

L’intrigue est très prenante, j’ai beaucoup aimé la manière dont se déroule l’histoire. On assiste à toute la vie de la petite Tobin presque dans les moindres détails. Parfois c’est un peu long du coup mais je trouve que chaque chose à son importance. Le style fait également que ce n’est pas trop lourd, j’ai eu une lecture agréable. J’ai aussi pas mal aimé le mélange de registre, de dialecte, qui donne un côté réaliste à l’histoire. Le passage que j’ai le moins apprécié est la vie à la capitale, je n’ai pas trop apprécié l’intrigue qui s’y passe ni les nouveaux personnages. Mais je pense que le tome deux va me réserver des surprises alors je ne m’avance pas. Hâte de voir la suite !

mardi 23 août 2016

Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, J.R.R. Tolkien

"Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre, 
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône
Dans le Pays du Mordor où s'étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où s'étendent les Ombres." 

Couverture de Le Seigneur des Anneaux, Intégrale

Résumé : Une contrée paisible où vivent les Hobbits.
Un anneau magique à la puissance infinie.
Sauron, son créateur, prêt à dévaster le monde entier pour récupérer son bien.
Frodon, jeune Hobbit, détenteur de l'anneau malgré lui.
Gandalf le magicien, venu avertir Frodon du danger.
Et voilà déjà les Cavaliers Noirs qui approchent.
C'est ainsi que tout commence en Terre du Milieu entre la Comté et Mordor.
C'est ainsi que la plus grande légende est née.

Mon avis: Cet été, j’ai décidé d’élargir un peu mes horizons livresques en lisant des genres que je ne lis pas souvent. Je voulais faire varier un peu mes lectures et mes chroniques. J’ai donc décidé de me lancer dans la Fantasy à laquelle j’avais tout de même déjà un peu toucher en lisant Eragon ou même Le Paris des Merveilles. C’est donc avec un très grand classique de la Fantasy que j’ai voulus renouer avec ce genre. Eh oui, on parle bien du fameux Seigneur des Anneaux ! Ce magnifique gros pavé qui fait peur à tout le monde mais qui fascine tout autant. Voici ce que j’en ai tiré !


Tout d’abord, j’ai trouvé que l’univers était vraiment complet . Quand on regarde le film, on trouve déjà la plus grande partie du fil rouge, c’est assez fidèle mais le livre est tellement plein de détails, il se passe tellement plein de choses que le film n’aurait pas pu tout mettre. L’auteur a le sens du détail, on passe beaucoup plus de temps avec les quatre hobbits, il y a tout pleins de chansons… C’est le même univers mais vu à l’aide d’une loupe et c’est extraordinaire ce qu’on peut trouver. Du côté des personnages, j’ai eu un peu de mal à m’attacher à Frodo, préférant plutôt ses compagnons. C’est un bon personnage, adorable, drôle parfois, assez « humain » si on peut dire et puis super courageux quand on y pense. Mais je n’ai pas réussis à vraiment l’apprécié comme les autres personnages. Je me suis plus attachée à Sam par exemple. Sa fidélité, sa bravoure, m’a plus touché. Il n’a rien à faire ici, ce n’est pas son histoire, pas son fardeau mais une fois qu’il promet de suivre Frodo, il ne manque pas à sa parole même quand il est mort de peur et que c’est de plus en plus dangereux voire suicidaire de continuer. J’ai également trouvé Merry plus mature que dans le film. Parmi les hobbits, c’est celui qui est le plus réfléchis je trouve.Du coup, on voit tout de même une certaine différence avec Pippin, qui est plus curieux, plus insouciant. J’ai adoré Aragorn bien sur, c’est mon personnage préféré. Il est attentif envers les hobbits, sévère parfois mais aussi aimable et serviable. Il semble assez proche des hobbits en général. C’est aussi quelqu’un de humble, qui ne se met pas en avant, qui a le sens de l’honneur et du courage. C’est vraiment un très beau personnage auquel je me suis énormément attachée, contrairement à celui de Boromir. Je l’ai trouvé trop fier et arrogant. Il sous-estime tout le monde, c’est quelqu’un de buté qui refuse de voir les failles de son plan et d’écoute ce que les autres ont à ajouter. D’un côté, j’ai bien aimé le fait qu’il ne meurt pas même si c’est le personnage que j’apprécie le moins. Par contre, j’ai beaucoup aimé Legolas. Il est plus joyeux et a beaucoup plus d’humour dans le livre que dans le film et j’aime beaucoup cette facette de lui. J’ai beaucoup apprécié les elfes en général, qui sont des êtres à la fois majestueux, gracieux, sages mais aussi joyeux et plein d’humour. J’ai bien aimé aussi le personnage de Gimli, qui diffère un peu des nains du Hobbit. Il est certes parfois grincheux, mais il est déjà moins borné. Et puis sa manière de se rapprocher de Legolas et des elfes en général est assez drôle et touchante. Il fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. C’est un peu dommage qu’il n’est pas assez mis en avant, j’espère que ce sera le cas dans les prochains tomes. Vient enfin le personnage de Gandalf. C’est le personnage que je préfère après Aragorn. Je l’avais déjà beaucoup aimé dans le Hobbit, et le retrouver dans cette aventure m’a vraiment fait plaisir. Surtout que cette fois il est un peu plus présent. On découvre également une facette un peu plus sombre de lui, cette crainte de toucher l’Anneau de peur de l’utiliser à mal à cause de ses pouvoirs, cette colère qui fait fuir tous les ennemies le rend parfois assez flippant. Sa mort a d’ailleurs été très triste et tragique, il était vraiment un atout non négligeable pour la Communauté de l’Anneau et un ami très cher à tous.
Du côté de l’intrigue, j’ai trouvé l’histoire géniale, j’ai adoré ce qui se passe, la manière dont tout cela se déroule, les différents obstacles et l’aide qu’on apporte à la Communauté. Malheureusement, c’était parfois un peu long, j’ai eu un peu de mal pendant quelques passages à garder une lecture assidue. C’est surtout après la Moiria que j’ai trouvé que le récit devenait plus fluide, plus facile à suivre. C’est d’ailleurs surtout le début où j’ai eu le plus de mal. J’avais bien aimé le passage avec Tom Bombadill mais j’ai très vite trouvé ça trop long et sans réelle importance. Mais sinon, de manière globale, j’ai beaucoup aimé l’histoire et j’ai vraiment hâte de m’atteler à la suite de l’aventure !

samedi 28 mai 2016

Bilbo le Hobbit, J.R.R. Tolkien

« Si un plus grand nombre d'entre nous préférait la nourriture, la gaieté et les chansons aux entassements d'or, le monde serait plus rempli de joie. »

Couverture de Bilbo le Hobbit

Résumé : Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…


Mon avis :

Étant une grande fan des films Le Seigneur des Anneaux je ne pouvais pas passé à côté des livres. Mais comme j’ai également vus Le Hobbit, je me suis dis que j’allais commencé par le tout début ! Surtout que j’ai craqué pour l’édition collector avec, en plus du livre, la carte de Thorin et de Bilbo en marque page !

Étonnement, la chose qui m’a tout d’abord marqué dans ce livre, fut le style d’écriture. Je savais que cela allait être un ancien style mais je ne m’attendais pas du tout à ce que lauteur intervienne dans le récit et encore moins avec autant d’humour ! Je comprend maintenant pourquoi il y a autant de livre de Fantasy écrit dans ce style là. J’ai donc beaucoup aimé le style et l’humour même si on sent que c’est d’une autre époque, ça ne m’a pas empêcher de bien rire !
L’univers est toujours aussi magnifique que dans les films. Les paysages sont là, et en mieux, car on a l’impression de voyager avec eux, on a l’impression de traverser les forêts, les rivières en leur compagnie, d’être plongé dans le noir avec eux sans rien voir de ce qui nous entoure. J’ai vraiment trouvé ça magique, Tolkien joue bien sur les sens.
Une autre chose qui m’a surprise est le fait que les elfes sont beaucoup plus joyeux que dans les films. Ils sont moins sombres que ce que l’adaptation laisse penser. Ils ont toujours une certaine prestance mais on dirait des sortes de nymphes et je les trouve donc plus drôles.
J’ai beaucoup aimé Bilbo. Il a une véritable évolution du personnage à travers le voyage. Il passe du plus nul de la bande, le petit hobbit qui n’est jamais sorti de son trou, ne s’est jamais sali ni rien, au personne le plus débrouillard et intelligent de la compagnie. Il apporte une toute nouvelle vision, une nouvelle façon de faire, de penser au groupe et c’est ce qui les aide à avancer. C’est un retournement de situation assez intéressant à observer et on s’en rend bien compte dans le livre. Le petit étranger qui apporte des ressources au groupe, c’était la pièce manquante.
Par contre, les nains ne sont pas très reconnaissants au début. Ils sont plutôt septiques à son utilité dans cette aventure et ils ont du mal à le remercier de les avoir sauver à plusieurs reprises. D’ailleurs, ils ne cessent de lui en demandé de plus en plus au fur et à mesure. Mais d’un côté, cela nous permet de connaître la vraie nature des nains que Tolkien a créé. Ce qui est dommage, c’est que mis à part Thorin qui est le chef, Kili et Fili qui sont les éclaireurs et Balïn qui est le guetteur et qui est celui qui apprécie le plus Bilbo, on ne discerne pas les autres nains les uns des autres. Ils sont presque tout le temps cités comme « les nains », « la compagnie » et ainsi de suite, on n’a pas d’aperçue de la personnalité de chacun. Les nains sont avant tout vu comme un groupe qui représente le peuple nain mais pas plus. Or ça aurait été intéressant de voir les différentes personnalités de chaque nains. Je ferais la même remarque pour tous les elfes que l’on rencontre. Ils sont presque tous décrits de la même manière, on a presque pas de différenciation et c’est dommage. Après je pense que comme c’est une sorte de conte, un récit de voyage, on peut comprendre qu’il n’y ai pas plus de personnages approfondis. J’ai aussi été déçue de ne pas voir beaucoup Gandalf, on ne comprend pas trop pourquoi il part et revient sans cesse, c’est assez étrange. Il a beau expliquer qu’il a des choses à régler de son côté, je pense tout de même que, quand on commence une aventure, c’est un peu compliquer d’en poursuivre une autre en même temps. Mais bon, c’est Gandalf après tout, il est capable de tout ! Et je pense également que c’est pour mettre un peu les nains dans des situations difficiles. Je doute qu’ils auraient eu autant de problèmes si le magicien les avait accompagné tout du long.
J’ai d’ailleurs trouvé que les différents obstacles qu’ils ont eu a faire face étaient vraiment pas mal. J’ai bien aimé les moments chez les elfes, la fuite de chez les goblins, la rencontre avec Beorn l’homme ours, le peuple de Ravenhill… Par contre, j’ai trouvé le récit du voyage beaucoup trop long par rapport à la fin. Ils passent tout le livre sur la route avec pour unique but de tuer le dragon et de reprendre leur cité et arrivés là-bas, en l’espace de quelques chapitres, ils tuent le dragon, reprennent la cité, déclenchent la Bataille des Cinq Armées et Biblo rentre chez lui. C’est très inégal comme découpage et je trouve que c’est dommage. Le grand méchant Smaug est vaincu beaucoup trop vite à mon goût et ça se précipite sur la fin. Je pense que Tolkien voulait donner plus d’importance au voyage plutôt qu’au but, mais bon, tout de même.
Mais de manière générale, ça reste un très bel univers, un très beau récit qui nous fait voyager d’une manière assez exceptionnelle. Vivement que je me plonge dans Le Seigneur des Anneaux !

« - Qu'entendez-vous par là ? dit-il. Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c'est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou que vous vous sentez bien ce matin, ou encore que c'est une journée où il faut être bon ? »