Affichage des articles dont le libellé est Drame. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Drame. Afficher tous les articles

mardi 27 décembre 2016

Avant Toi, Jojo Moyes

« — Eh, Clark. Dis-moi quelque chose qui fait du bien. »

Couverture : Avant Toi


Résumé : Si le temps nous est compté…

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Mon avis : C’est plutôt rare mais, cette fois, j’ai regardé le film avant de lire le livre. Je savais donc à peu près à quoi m’attendre sachant qu’on m’avait dit que le film était fidèle. Mais tout de même, je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotion.

Tout d’abord, le style d’écriture m’a beaucoup plu. Très simple mais pourtant très prenant. L’intrigue également n’est pas mal du tout. C’est quelque chose d’assez simple, pas de complication, on suit Lou dans sa petite vie, ce qui en apparence peut paraître pas très passionnant mais pourtant, c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lus ce livre.
En même temps que Lou, on fait la connaissance de Will Traynor, un homme condamné à être paralysé jusqu’à la fin de sa vie. Il paraît au premier abord comme quelqu’un de froid et d’agressif. Clairement, c’est quelqu’un d’exécrable, surtout envers Lou qui est la joie de vivre incarnée. C’est une jeune femme douce et bienveillante, serviable, qui ne cherche qu’à aider sa famille à joindre les deux bouts. Tout le monde compte sur elle, c’est elle qui fait tous les sacrifices. Et pourtant, il arrive à se montrer désagréable avec elle alors qu’elle fait de son mieux. Mais peu à peu, on se rend compte que certaines de ses raisons sont en quelque sorte excusables. On peut comprendre qu’il en ai marre qu’on le prenne en pitié, qu’on lui laisse tout passer simplement parce qu’il est coincé dans une chaise roulante. Du coup, il la pousse à bout, il tente de la faire réagir à sa manière, sans doute de manière inconsciente. Et, surprise, elle lui rend la monnaie de sa pièce. Contrairement à tous les autres, elle finit par lui dire ce qu’elle pense réellement de lui et lui met des limites. C’est à partir de là qu’il commence à lui montrer du respect et à s’intéresser à elle. J’ai trouvé cela super réaliste et vrai. Certains handicapés n’ont pas envie d’être chouchoutés simplement parce qu’ils sont handicapés. Ils ont envie qu’on les considèrent comme des gens tout à fait normaux dotés eux aussi du même cerveaux que les gens qui n’ont pas de handicap physique. Du coup, ils utilisent la provocation pour faire réagir les gens. C’est un mécanisme de défense comme un autre.
Pour en revenir à Lou et Will, ils finissent par se lier l’un à l’autre, par développer une belle amitié. On s’attache de plus en plus à la petite Louisa, qui n’a clairement pas une vie de famille facile. Personnellement, j’ai trouvé sa famille un peu injuste envers elle. Elle est sans cesse le sujet des moqueries au point où s’en est devenu une habitude pour elle et qu’elle assimile ce qu’on lui dit comme vrai. Je me suis beaucoup identifiée à elle pour le coup. J’ai retrouvé beaucoup de facettes en moi chez elle. Celle que j’ai le moins apprécié, c’est sa sœur. Je l’ai trouvé trop égoïste, trop condescendante avec tout le monde. Pour elle, parce qu’elle est soit disant plus intelligente que le reste de la famille, tout lui ai du. Alors qu’au fond, c’est Lou qui sauve sa famille, c’est elle qui les porte sur ses épaules, qui fait les sacrifices pour que sa petite sœur puisse vivre sa vie comme elle l’entend. J’ai trouvé cela profondément injuste. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le fait que Will essaye de la faire changer d’avis sur sa propre image, qu’il lui ouvre les yeux sur d’autres horizons et qu’il lui fasse comprendre que sa vie n’est pas réduite qu’à cela, qu’elle peut et qu’elle est capable de faire tellement d’autres belles choses.
C’est un très beau message d’espoir que l’on devrait offrir à tout le monde. Chaque personne devrait pouvoir faire ce dont elle rêve, devrait pouvoir travailler pour ce qu’elle aime, et non pas par obligation. On n’a pas tous la même intelligence ni la même ambition mais cela ne veut pas dire que certains sont supérieurs à d’autres. Nous sommes tous différents, nous souhaitons tous quelque chose de différent et l’on devrait tous avoir ce que l’on souhaite.
Mais le message principal de ce livre, c’est la vie. D’un côté, nous avons Lou, qui représente la beauté de la vie, la joie, l’ambition. Nous devons tous faire en sorte de vivre une belle vie bien remplie que l’on ne regrettera jamais. Mais d’un autre côté, nous avons Will qui représente le choix à vouloir y mettre fin. C’est le thème central de ce livre. Devons-nous condamner les personnes handicapés qui veulent mettre mettre fin à leurs jours ? Dit comme cela, la réponse paraît évidente, la première à laquelle on pense c’est « non, bien sur que non, ça ne se fait pas ! ». Mais pourtant, quand on voit Will, quand on voit sa douleur, son désespoir, son malheur profond, on ne peut pas ne pas remettre en cause notre jugement. Qui pourrait arriver à vivre sa vie dans un fauteuil, à ne pas pouvoir ne serait-ce que de lever le petit doigt alors que vous avez passer votre jeunesse à escalader des montagnes et à voyager, à vous dépasser physiquement ? Qui pourrait arriver à vivre en voyant les gens décider de ce qui est bien pour vous ou non sans même prendre la peine de vous adresser la parole alors qu’avant, vous avez passer votre vie à débattre et à négocier, à être respecter pour votre intelligence et votre répartie ? C’est une torture constante, un rappel éternel de ce que vous avez perdu, sans oublier la douleur physique interminable. Il ne supporte plus ni sa condition ni sa propre personne. Il en est venu, lui si fier de ce qu’il était, à se détester profondément. C’est triste et tellement injuste, mais c’est également la réalité. Il ne supporte plus cela, alors qui somme nous, pour juger ou non de son droit à vouloir tout arrêter ? Telle est la question centrale de ce livre. Et j’ai trouvé que l’auteure nous montrait les deux côtés aux arguments tous deux défendables, à la perfection. Je vous avoue que je ne m’étais jamais vraiment arrêter sur cette question, et ce livre m’a pousser à y réfléchir. Et l’on s’aperçoit à quel point l’avis des principaux intéressés n’est presque jamais pris en compte. Dès qu’il s’agit de quelqu’un avec l’étiquette « handicapé », on a tendance à y assimiler la fragilité et l’incapacité à l’objectivité. Pourtant, s’il y a bien des gens bien placé pour savoir ce qui est le mieux pour les handicapés, ce sont bien eux.
J’ai donc trouvé cette histoire profondément triste et injuste. Lou n’a eu que moins de six mois pour prouver à Will que la vie méritait d’être vécue, que la vie était belle alors que cela était trop tard. Il avait trop souffert, il avait trop vu, trop entendu pour supporter cela et d’accepter sa condition. J’ai donc compris le choix de Will, mais j’ai également compris les sentiments de Lou. Elle a tout tenté, elle s’est donnée corps et âme à cette « mission », et pourtant il la rejette. Et elle se sent également seule, on ne la soutient pas tant que cela. La mère de Will est totalement dépassée, elle est à bout et désespérée. Je comprend ce qu’elle a pu vivre, tous ses efforts pour tenter de rendre heureux son fils n’ont aboutis à rien, pour une fois, elle ne contrôle et ne comprend pas la situation. Elle est également méfiante en ce qui concerne Lou, elle a peur de se faire avoir et de gâcher sa dernière chance de sauver son fils.
Vient ensuite le père de Will. Il n’est quasiment jamais présent. Il est là mais sans être vraiment là. Il ne cherche pas spécialement de solution, il ne fait que réfléchir à celles qui sont proposées. Je l’ai trouvé tout de même assez détaché face à la condition de son fils même s’il vient le voir de temps en temps.
Le meilleur soutien que Lou peut avoir, c’est Nathan, le kiné. J’ai beaucoup aimé ce personnage, notamment parce que c’est tout d’abord le seul qui a réussi à avoir le respect de Will. C’est quelqu’un de naturel, de simple, qui ne fait pas de courbettes ni rien. Il discute avec Will comme quelqu’un de normal. Vous allez me dire « bah oui normal, ça fait deux ans qu’ils travaillent ensemble et c’est son job », n’empêche que l’entourage de Will n’a jamais su comment se comporter avec lui, le seul qui ai réussi, c’est Nathan. Même les autres employés de l’agence n’arrivent pas à se comporter comme il le faut avec Will. Nathan est également quelqu’un de sincère, qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense. Il aide Lou autant qu’il peut et c’est un véritable soutien et ami pour les deux personnages principaux.

Lou tente donc tout ce qu’elle peut pour aider Will a retrouver goût à la vie. Elle a vraiment de super idées, même si parfois, c’est un peu raté. J’ai adoré le moment du concert, notamment quand ils sont rentrés, ce moment à deux dans la voiture. J’ai aussi beaucoup aimé le mariage, j’ai trouvé que Will réagissait super bien et c’était franchement agréable de les voir s’amuser tous les deux, de s’ouvrir l’un à l’autre. De plus, j’ai bien aimé le personnage de Mary qui m’a bien fait rire. Ca m’a fait plaisir de voir que quelqu’un parlait à Will comme à n’importe qui d’autre et qu’elle n’avait pas de regard différent sur lui. Et puis bien sur, le voyage. Même s’il finit sur une note moins joyeuse, j’ai vraiment beaucoup aimé les suivre dans ce petit paradis sur terre. On les voit enfin vraiment heureux et passer du bon temps, même Nathan et ce n’est que du pur bonheur.

En revanche, la fin m’a anéantie. J’ai pleuré pendant à peu près les 100 dernières pages, ce livre m’a énormément bouleversé. C’est donc vraiment un livre que je recommande même si toutefois, faites attention si vous avez le coeur fragile, il risque d’être brisé.

mardi 15 novembre 2016

Revanche, Cat Clarke

«"Tu n'es vraiment qu'un sale menteur, Kai McBride."
Sur ces paroles, je lui ai tiré la langue. Je suis partie sans me retourner. Je ne l'ai plus jamais revu, après ça. »


Résumé : 
La vie est injuste.

Jem Halliday est amoureuse de Kai,
son meilleur ami, qui est gay.
Pas vraiment l’idéal, mais Jam s’est faite à l’idée.

La vie est cruelle.

Une vidéo de Kai en compagnie d’un garçon
a été posté sur Internet.
Il ne l’a pas supporté et s’est suicidé.

Sa vie ne sera que vengeance.

Quoiqu’il en coûte, Jem a décidé de découvrir
qui sont les responsables et de les faire payer, un à un,

jusqu’au dernier...

Mon avis : Ce livre est un véritable coup de maître. Une claque. Un poing dans la figure. Je n’ai jamais lus un livre aussi poignant, aussi percutant que celui-ci.

Des les premières pages, à la première lettre de Kai, l’auteure a réussi à me faire pleurer. Cette histoire m’a profondément touchée. Jem souffre énormément de la perte de son seul et unique ami, celui pour qui elle se levait chaque matin. Je trouve que c’est déjà dur d’être amoureuse de son meilleur ami qui est gay, mais devoir supporter sa mort doit être insoutenable. Elle a réussi à trouver un sursis, une manière de continuer dans la revanche. Alors certes, ce n’est pas la meilleure des manières, elle aurait dû écouter Kai et apprendre à vivre sa vie et être heureuse. Mais d’un autre côté, elle est seule et totalement perdue sans lui. Et surtout, il est mort à cause de quelqu’un. Quelqu’un l’a détruit, l’a pousser à ce suicide et s’en est tiré. Je comprend totalement le fait qu’elle ai voulu se venger, faire payer la personne qui lui a retirer la personne la plus importante de sa vie.
Son plan de vengeance n’est pas bête. Il reste en relation avec ce qu’ils ont fait à Kai, et elle se venge de manière proportionnelle à leur implication dans l’histoire. Même si je pense que Lucas aurait été plus blessé que Stu alors qu’il n’est que complice. Mais d’un autre côté, cela a moins de conséquences dans sa vie que dans celle de Stuart.
Malheureusement, on s’attache à certaines personnes. J’aime plutôt bien Sasha, qui n’a rien à voir dans l’histoire au fond. Bugs n’est pas très malin, mais il n’est pas foncièrement méchant. Il suit plus les autres qu’il ne réfléchit de lui-même. J’ai finis par m’attacher un peu à Lucas. Au final, on se rend compte qu’il est quand même quelqu’un de gentil et qu’il aime sincèrement Jem. Mais on n’arrive pas à oublier ce qu’ils ont fait. En tout cas, je n’ai pas réussis à apprécier Stuart. Je n’ai pas réussis à oublier le fait qu’il était derrière tout cela. On n’arrive pas à oublier le fait qu’ils ont détruit une personne parce qu’il n’était pas de la même orientation sexuelle qu’eux. Ce livre nous montre à quel point nos jugements, nos comportements, nos paroles, peuvent être destructeurs, à quel point ils peuvent faire mal.
Jem m’a brisé le coeur. Je me suis beaucoup retrouvée en elle, j’ai ressentis sa douleur, sa souffrance, sa colère. J’ai eu l’impression de vivre sa vie. Même quand elle commence à se perdre elle-même, quand elle ne sait plus exactement qui elle est. Elle commence à changer, tout en restant la même, c’est assez bizarre, on est un peu perdu comme elle. Mais c’est là toute la beauté de la chose. C’est tellement réaliste, tellement de gens passent par ce genre de moments et l’auteure le retranscrit à merveille. La fin, par contre, est tellement tragique… J’en ai été choquée. Je vous en dis pas plus car cela retirerait toute la beauté du livre, toute sa splendeur. Mais c’est la fin la plus horrible que j’ai jamais lus de ma vie. C’est tellement inattendu, tellement injuste, j’en ai pleuré.

Ce livre est vraiment une énorme claque, je n’avais jamais ressentis ça, ou en tout cas, pas depuis bien longtemps. A tout ceux qui me lise, s’il y a bien un livre que vous devez lire, devant lequel vous ne devez pas passer votre chemin, c’est celui-ci.

« Tu es ma personne préférée au monde. Tu SAIS ça, n'est ce pas? Je t'aime plus que j'aime la Chaîne Histoire. Je t'aime plus que j'aime mes lunettes de soleil ( et tu sais à quel point j'aime ces aviators ). Je t'aime plus que j'aime Tom Riggins. Je t'aime plus que toutes ces choses combinées. C'est beaucoup d'amour. Infinie, en fait. Pardonne-moi d'être un tantinet sentimental, mais je pense que les circonstances s'y prête, non? »

jeudi 19 mai 2016

Le Monde de Charlie, Stephen Chbosky

"On accepte l'amour qu'on croit mériter."


Couverture de Le monde de Charlie

Résumé : Au lycée, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c’est sans doute un prodige ; les jeunes de son âge, eux, le voient comme un « freak ». Lui se contente de rester en marge des choses. Jusqu’au jour où deux seniors, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : il va bien falloir que Charlie « s’implique ». Une fois entré dans la danse, c’est tout un monde que Charlie découvre…

Mon avis : 

Le Monde de Charlie est un livre assez particulier, notamment parce que ce sont des lettres que Charlie écrit à un ami. Je ne vais donc pas reprendre mes parties habituelles car il manque pas mal d’éléments et qu’on a que son ressenti.
Charlie est donc un personnage très complexe. Il me rappelle beaucoup Laurel dans Love Letters to the Death. Dès le début, on comprend que c’est un personnage à part, un peu décalé par rapport aux autres. Cela se ressent dans le style qui est assez « immature », enfantin. Il a du mal à s’intégrer dans la société, surtout au lycée où on voit que tout le monde l’évite. Mais peu à peu, il commence à trouver une petite place entre Patrick et Sam. Même s’il est totalement bizarre, ça n’a pas l’air de déranger Sam et Patrick qui l’intègre dans leur groupe. Ces deux personnages deviennent très importants pour Charlie. Il voit en Patrick un second frère, qui le comprend mieux que le sien, et il tombe amoureux de Sam. Sa manière de l’aimer est d’ailleurs très pudique, très « correct ». Il refuse de la voir comme un corps qui l’attire physiquement, mais plutôt comme une personne incroyable, qui mérite tout son respect et son amour. C’est assez touchant et beau même si au début c’est assez perturbant.
Du côté de sa famille, c’est assez étrange aussi. Il a l’air de beaucoup tenir à eux, de les avoir en haute estime tandis qu’eux ne semble pas si proches de lui que cela. Son frère et sa sœur ne sont pas très démonstratifs, sa mère le prend encore pour un petit enfant et le reste de sa famille ne savent pas trop quoi lui dire de manière générale. D’ailleurs je trouve que les personnages de sa sœur et sa mère ne sont absolument pas positifs. Elles se laissent totalement guider par leur mari/ petit ami. Sa mère est une parfaite petite épouse obéissante qui ne contredit jamais son mari. Quant à sa sœur, elle se fait frapper par son petit ami mais elle continue à le voir. Sa tante également n’est pas un personnage positif, elle passe sa vie sous les coups de son père et de ses petits amis. Elle n’est pas heureuse, et noie son chagrin dans l’alcool. Mais étonnement, c’est la personne la plus proche de Charlie. C’est celle qui le comprenait le mieux, qui passait le plus de temps avec lui. Ils avaient tous les deux une relation bien à part.
La chose que j’ai le plus aimé dans ce livre, a été l’évolution de Charlie. Il tente de s’adapter le plus possible tout en restant lui-même. Ses amis l’aident beaucoup à garder sa singularité, je trouve ça génial. Peu à peu, il se rend compte qu’il a un problème, il tente de changer ce qui ne va pas et même si parfois il replonge, il essaye quand même de se ressaisir.
C’est vraiment un livre très intéressant à grande portée psychologique. On voit Charlie traverser les pires périodes de l’adolescence, il vit toutes sortes d’expériences, bonnes ou mauvaises et nous le livre avec beaucoup d’intimité, au point qu’on a l’impression de les vivre avec lui.
Je conseille vivement ce livre, il donne beaucoup à réfléchir et ouvre les yeux sur une nouvelle façon de voir le monde.

« Donc, je suppose que nous sommes qui nous sommes pour beaucoup de raisons. Et peut-être que nous ne saurons jamais la plupart d'entre elles. Mais même si nous n'avons pas le pouvoir de choisir d'où nous venons, nous pouvons toujours choisir où aller de là. On peut toujours faire des choses. Et nous pouvons essayer de se sentir bien par rapport à ça.»

jeudi 28 avril 2016

Perdue et Retrouvée, Cat Clarke

« Mais ma sœur et moi connaissons la vérité. Nous savons que parfois, nous devons faire ce qu'il est nécessaire pour protéger notre famille dans la vie. »


Couverture de Perdue et retrouvée


Résumé : Essayez d'imaginer:
Une enfant kidnappée. Une famille déchirée.
Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux.
Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie.
Et voilà que l'enfant, devenue adulte, revient à la maison...
C'est là que l'histoire commence. Et si la fin du cauchemar n’était que le début d'un autre ?


Mon avis :
PERSONNAGES :

J’aime beaucoup Faith. C’est un personnage très humain. Elle a des défauts comme des qualités et a des réactions propres à n’importe quel adolescent de son âge. On s’identifie assez vite à elle, on ressent les mêmes choses qu’elle. L’auteure arrive à nous faire sentir sa confusion, son mal-être tout comme l’amour qu’elle a pour ses proches de manière très forte. On a vraiment l’impression d’être elle et de vivre tout ce qui lui arrive dans sa vie. Quant à Laurel, je trouve que c’est un personnage très complexe. On sent qu’elle est perturbée par ce qu’elle a vécu et qu’elle n’a pas vécu en société depuis longtemps. Elle garde une certaine immaturité assez troublante, une franchise d’enfant. C’est un personnage qui m’a mise un peu mal à l’aise. On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre avec elle, comment elle va réagir ou même pourquoi elle réagit de cette manière. En revanche, j’ai trouvé Thomas et Martha très réalistes. Tout comme Faith, ils ont un caractère très humain, propre à des adolescents. Ils sont parfois agaçants, ils ne réagissent pas de la bonne manière, mais d’un autre côté ils sont également présents pour elle et ont parfois les bonnes paroles pour aider Faith.
J’ai eu du mal à aimer la mère de Faith. Pour moi, elle en fait beaucoup trop, on dirait même qu’elle joue la comédie. Je la trouve un peu trop focaliser sur Laurel même si ça peut sembler normal. Mais le fait qu’elle laisse tout le temps Faith de côté, que Laurel soit là ou non, c’est vraiment un défaut. Je conçois qu’elle veuille s’occuper de sa fille disparu mais pas au dépend de son autre fille. Néanmoins, elle tente de faire son maximum pour les deux malgré ses défauts, ce qui est une bonne chose. Par contre, j’adore le père de Faith et Michel. Je les trouve adorables tous les deux, surtout Michel qui pense à Faith quand tout le monde est focalisé sur Laurel. Il prend le temps de lui demander comment elle va et comment elle vit la chose. Son père est un peu moins présent que Michel mais plus que sa mère. Il n’oublie pas de lui montrer qu’il est là pour elle et il est souvent de son côté, il prend en compte son avis dans les décisions collectives. Il est certes un peu dépassé par tout cela mais il fait son maximum. C’est un personnage que j’aime bien.

RELATIONS :

Faith et Laurel ont une relation assez spéciale. Ce qui est normal vous me direz, vu ce qu’elles ont vécues. Parfois, elles se comportent vraiment comme des sœurs, elles se disputent, elles se liguent contre leur mère, elles passent du temps ensemble. Mais parfois elles ont des moments de « blancs », comme si elles étaient des étrangères l’une pour l’autre. Ou sinon Laurel va avoir un comportement assez bizarre qui va nous rappeler qu’elles ne sont pas des sœurs « normales ». Personnellement, c’est une relation qui m’a mise un peu mal à l’aise, sans doute en grande partie à cause de Laurel.
Par contre, j’ai bien aimé la relation entre Faith et Tom. Je la trouve très réaliste. Il n’y a pas de promesse d’amour éternel, c’est une relation amoureuse entre adolescents, tout ce qu’il y a de plus normale. Faith n’est pas très sentimentale au début mais à parfois des doutes, elle a peur qu’il s’en aille à certains moments et à d’autres, elle n’attend que cela. De son côté, Tom agit comme n’importe quel adolescent. Il aime sa copine mais il ne lui promet pas non plus de lui décrocher la lune. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure à fait vivre cette relation. Une autre relation réaliste, c’est celle entre Faith et sa mère. Elles ne sont pas très proches, souvent Faith en a marre de sa mère, elle se sent délaissée. Sa mère n’aime pas sa manière de s’habiller, Faith n’aime pas le côté « extravagant » de sa mère. Pour le coup, c’est une relation mère/fille tout ce qu’il y a de plus normale. Faith et son père ont également une relation normale. Il n’est pas aussi présent que sa mère et pourtant c’est de lui qu’elle est le plus proche. Il est souvent de son côté et prend en compte son avis. Il essaye d’être le plus présent possible même s’il est dépassé par les événements. Pour moi, c’est la relation entre Faith et Michel qui est la plus forte. Il prend vraiment le temps d’être avec elle, de l’écouter et même de l’aider quand elle a des problèmes et qu’elle ne veut rien dire à ses parents. Il la comprend mieux que les autres je pense. Elle-même, elle fait tout son possible pour l’inclure dans la famille, elle insiste pour qu’il rencontre Laurel comme ses deux autres parents. C’est une très belle relation qu’ils ont tous les deux.
Du côté de Laurel, les relations sont un peu plus faciles je trouve avec ses parents. Laurel et sa mère s’entendent tout de suite très bien, elles ne se disputent jamais. Sa mère est aux anges à partir du moment où elle la retrouve et elles se comprennent sans problèmes. Elles vont faire du shopping ensemble, elles discutent, elles ont une relation mère/fille idéale. Laurel et son père ne sont par contre pas aussi proches. Lui essaye d’être là pour elle, de rattraper le temps perdu mais on sent qu’ils ne sont pas aussi proches que Faith et son père. Il n’y a pas cette alchimie qu’ils ont. Néanmoins, ils s’entendent tout de même très bien.

INTRIGUE ET STYLE :

L’histoire est assez glauque et terrible. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Pendant la majorité du livre, on est intrigué, on voit comment Faith tente de vivre avec le retour de sa sœur. On se dit que tout va bien ou alors qu’il va se passer quelque chose comme le retour du kidnappeur ou autre mais qu’au final, tout va bien se finir, que Laurel a retrouvé sa famille. Puis, vers la fin, on nous lâche une énorme bombe et on ne cesse de nous surprendre jusqu’à la dernière ligne. C’est assez incroyable, j’ai été très surprise. L’auteure à chambouler toutes mes attentes sur ce livre.
Quant au style, il est totalement adapté à l’âge du personnage principal. C’est assez rare de retrouver un vocabulaire comme « kiffer », ça fait toujours un peu bizarre de le lire dans un livre mais ça rend tout de même le récit plus réaliste je trouve.
Ce fut donc un très bon livre, perturbant mais incroyablement bien mené. A lire absolument !

lundi 8 février 2016

Love Letters to the Dead, Ava Dellaira

« Nirvana signifie libération. Libération de la souffrance. Je pense que certains voient la mort ainsi. Donc bravo de vous être libérés. Je suppose. Quant à nous, nous sommes encore là, à essayer de recoller les morceaux. »

Couverture de Love Letters to the Dead


Résumé: Tout a commencé par une lettre.

Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

Mon avis:

PERSONNAGES :

Laurel est un personnage qui m’a beaucoup perturbée. J’avoue l’avoir un peu jugée au départ, trouvant qu’elle exagérait, qu’elle se laissait un peu trop aller. Par contre, plus on avance, plus on se rend compte qu’elle est vraiment perturbée. A peu près chacun de ses faux pas est expliqué par la suite, on se rend compte qu’elle souffre vraiment beaucoup. Laurel est sans cesse dans un état second, elle est souvent silencieuse, n’ose pas parler. On comprend plus tard que son silence est dû au fait qu’elle regrette encore ce qu’elle a dit à sa sœur avant qu’elle ne meurt et n’ose du coup plus dire quoique ce soit de peur de perdre quelqu’un d’autre. Elle se sent encore coupable et cela se ressent beaucoup. On remarque aussi beaucoup de colère, de rancœur, elle en veut à sa sœur de l’avoir laisser tomber. Quant à May d’ailleurs, je ne l’ai vraiment pas aimé. Elle a réellement laissé tomber sa sœur, elle ne s’est pas bien occupée d’elle, ne l’a pas protégée comme elle aurait dû. J’ai trouvé cela inadmissible. Laurel a une image parfaite d’elle mais peu à peu, cette image se fissure et se brise totalement. On se rend de plus en plus compte que ce n’est pas une fille parfaite et qu’au contraire, elle a presque fichu sa vie en l’air.
J’ai aussi eu du mal à m’attacher à Hannah. Au départ, je l’ai trouvé très cliché : la jeune fille du lycée qui collectionne les garçons et qui chante. Mais au fur et à mesure, on s’aperçoit que c’est une jeune fille perdue, qui n’a pas eu de parents pour l’accompagner dans son changement, son passage de l’enfance à l’adolescence. Elle doit se débrouiller toute seule, ses grands parents ne lui étant d’aucun aide. Quant à son frère, c’est limite s’il ne la bat pas. Du coup, c’est une fille qui souffre et qui a peur. Ses sentiments pour Natalie ne l’aide pas non plus. Quant à Natalie justement, elle j’ai réussis à l’apprécier dès le début. C’est celle qui s’en sort le mieux je trouve. Elle vit un peu mal son homosexualité même si elle l’assume toujours mieux qu’Hannah.
Pour ce qui est de Sky, je l’ai trouvé très bizarre du début à la fin. Il a certes eu une enfance difficile avec  le départ de son père et la maladie de sa mère mais je trouve que ça n’explique pas vraiment son comportement. C’est assez bizarre, je n’arrive pas à le cerner, même après avoir fini le livre. Il me met un peu mal à l’aise. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il apporte à Laurel pour le coup. Par contre, je me suis tout de suite attaché à Tristan. Je le trouve drôle et adorable, il est super attachant. Il comprend en quelque sorte Laurel même sans qu’il sache vraiment ce qu’elle a vécu. Quant à Kristen, je l’ai trouvé assez spéciale au départ, elle a un style assez particulier mais on s’attache de plus en plus à elle. Elle a de l’ambition et elle fait tout ce qu’elle peut pour réaliser ses rêves. Je trouve cela admirable. Elle aussi d’une très grande gentillesse et pleine de douceur, elle est vraiment adorable.
De manière générale, je trouve les personnages super bien travaillés. Ils ont chacun une profondeur, une personnalité unique et des réactions très réalistes et humaines. Cela m’a beaucoup impressionnée.

RELATIONS :

Laurel et Sky ont une relation un peu spéciale je trouve. Ils sont un couple un peu décalé par rapport aux autres, on sent bien que c’est une relation d’adolescents, pas vraiment sérieuse mais tout de même honnête avec de vrais sentiments. A un moment on pense que Sky ne cherchait qu’à coucher avec Laurel mais il s’avère qu’il n’était tout simplement pas capable de gérer Laurel et ses problèmes. Leur situation est compliquée car Laurel est encore perturbée par son passé et la mort de sa sœur et lui-même à ses problèmes avec sa mère. J’ai vraiment trouvé cette relation intéressante, elle se montre au final très réaliste. Elle n’est clairement pas tout rose et l’on voit ce que des problèmes psychologiques ont comme impact sur un couple. Pour ce qui est de la relation entre Laurel et May, je l’ai trouvé aussi très réaliste mais aussi un peu originale. En effet, les deux sœurs sont très complices, très proches l’une de l’autre. On dirait qu’elles ne se disputent jamais, que tout est parfait entre elles. Mais peu à peu on se rend compte que c’est surtout Laurel qui idéalise sa sœur et qu’elle ne veut donc jamais la contredire. Elle la suit partout, elle devient son ombre mais cela ne la dérange pas tant qu’elle reçoit un peu de l’attention de sa sœur. C’est toujours May qui a été au centre de l’attention, l’ainée qui réussit tout et qui place la barre très haute pour sa petite sœur. Laurel quant à elle, est vraiment sous son charme, elle ne lui trouve aucun défaut. Elle vit dans son ombre et, à sa mort, vit à sa place. C’est super intéressant à voir, l’auteure a vraiment bien retranscrit ce genre de relations.
Pour ce qui est de Hannah et Natalie, c’est une relation de lesbiennes tout à fait typique. On a Natalie qui assume totalement ses sentiments pour Hannah mais cette dernière n’arrive pas à faire face aux siens. Elles s’embrassent, se comportent comme un couple quand elles sont entre elles mais en dehors, ce sont des meilleures amies, Hannah sort avec plusieurs gars alors que Natalie la regarde lui échapper. C’est une relation très intense, on espère vraiment qu’Hannah va assumer son homosexualité et qu’elles arrêtent de souffrir en silence toutes les deux. Tristan et Kristen sont aussi un couple assez triste, tragique. Ils s’aiment vraiment beaucoup mais ils savent qu’ils ne pourront pas rester ensemble après la fin du lycée. Chacun ne veut pas entraver les rêves de l’autre, ils se poussent l’un et l’autre à suivre leurs voies même s’ils savent pertinemment que ça va les séparer. C’est un beau couple mais c’est vraiment très triste et pourtant très réaliste. On parle rarement de ce genre de couple et j’ai bien aimé le fait que l’auteure en inclus un ici.

INTRIGUE ET STYLE :

J’aime beaucoup le concept. Par contre j’ai trouvé au départ que c’était un peu « enfantin » par rapport à ce que je m’étais attendue. Mais, je me suis aperçue que (à mon avis) c’est fait exprès. En effet, je pense que le style reflète la maturité de Laurel, ce que je trouve super ingénieux.
On voit au fur et à mesure le vrai potentiel de ce livre. L’ambiance est assez spéciale, elle met parfois mal à l’aise. Après c’est sans doute le fait que l’on se trouve dans la tête d’une fille traumatisée dans son enfance et par la mort de sa sœur. C’est assez perturbant d’ailleurs, j’ai vraiment eu du mal à m’y habituée. Mais le concept est vraiment ingénieux, c’est trouvé ça super intéressant.
Le travail des personnages et des relations est vraiment très bien, y’a un réel potentiel et un gros travail sur la psychologie. Je suis très impressionnée.

Ce livre a donc été une surprise pour moi, je m’attendais à l’apprécier mais pas de cette manière. Il y a un vrai trésor à découvrir dans ce livre et j’espère que vous n’allez pas passer à côté.

mardi 26 mai 2015

A Kiss In The Dark, Cat Clarke

"Seul l'amour comptait, dans la vie. Je le pensais sincèrement. Mais en la matière, je venais de griller toutes mes cartouches."

Couverture de A Kiss in the Dark

Résumé : Lorsqu’Alex et Kate se rencontrent, l’attirance est immédiate. Il a de l’humour, un beau visage et un brin de timidité : tout ce que Kate recherche chez un petit ami. Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme. L’un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leur vie…


Mon avis : On m’a toujours parlé des livres de Cat Clarke qu’en bien. J’avais lus Confusion et même si c’était un livre assez étrange, je l’avais apprécié et j’avais aimé l’écriture de l’auteure. Comme elle était en dédicace au Salon du Livre de Paris, je me suis dit pourquoi pas et j’ai décidé d’acheter A Kiss In The Dark que je me suis fait dédicacer et que j’ai donc lus.

PERSONNAGES:

Alex : J’ai beaucoup aimé son personnage. Au départ on se laisse prendre par le fait que c’est un homme puis, même quand on apprend que c’est une fille, il y a toujours cette petite part d’ambiguïté que j’ai trouvé très bien réalisée et que donne une profondeur au personnage. On s’attache à elle et on la comprend même si on sait que ce qu’elle fait est mal.

Kate : J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle. Au départ, quand on est du point de vue d’Alex, on la trouve mignonne et adorable, elle nous fait sourire. Mais dès qu’on bascule de son point de vue, il y a un petit changement que je n’apprécie pas. Je préfère le personnage d’Alex. On comprend plus facilement ce qu’a fait Alex que Kate, j’ai eu beaucoup de mal à être d’accord avec elle, elle m’a même énervée pas mal de fois en agissant de manière totalement inconsciente et réagissant comme une gamine capricieuse. Je trouve qu’elle a une façade de gentille petite fille parfaite qui cache au final une gamine égocentrique et rancunière. C’est bien dommage.

Jamie : J’adore le grand frère d’Alex. Drôle, attachant, séducteur, il a tout pour plaire. C’est vraiment un personnage que j’ai beaucoup apprécié, il a une personnalité que j’aime beaucoup, à la fois charmeur et drôle d’un côté et d’un autre, il peut être très sérieux et protecteur. Il fait tout ce qu’il peut pour aider sa petite sœur qu’il aime et le fait de le voir si affecté par ce qu’il lui arrive et sa confiance inébranlable envers Alex est adorable.

La mère de Kate : J’ai trouvé la mère de Kate assez réaliste comme personnage même si je ne l’ai pas apprécié. Elle tente de faire ce qu’il y a de mieux pour sa fille, quitte à être sans cesse sur son dos et de la harceler. Ce n’est pas une bonne chose mais c’est un comportement normal de la part d’une mère, surtout une mère célibataire qui doit élever sa fille seule. Néanmoins, je ne la trouve pas vraiment à l’écoute de sa fille au point où Kate préfère mentir pour se sentir accepter par sa mère. Elle ne semble pas très ouverte d’esprit, surtout  à propos du fait que sa fille puisse être lesbienne. C’est dommage.

Les parents d’Alex : Ils sont attachants et plus ouverts d’esprit que la mère de Kate. La mère d’Alex semble réellement vouloir aider sa fille à se sentir mieux dans sa peau et semble bien comprendre Alex. La voir prendre sa défense vis-à-vis de sa grand-mère et lui offrir une échappatoire pendant les fêtes m’a beaucoup plu. Son père se fait plus discret mais on sent qu’il est là pour sa fille si elle a besoin.

Astrid : Le personnage d’Astrid est énervant. Dès sa première apparition, on sent qu’elle n’est pas sincère vis-à-vis de Kate, qu’elle n’est pas réellement une bonne amie pour elle. Elle ne cesse de l’enfoncer au fur et à mesure de l’histoire jusqu’à l’humilier en public pour se venger. C’est un bon personnage dans le sens qu’il est bien réalisé, bien construit mais je ne l’ai pas du tout apprécié, la trouvant superficiel du début à la fin.

RELATIONS :

Alex et Jamie : J’aime beaucoup leur relation, la trouvant très touchante. On les trouve tous les deux très mignons et on sent qu’ils s’aiment énormément. Ils ont une complicité particulière que j’aime beaucoup. On veut avoir un grand frère comme Jamie et une petite sœur comme Alex. Leur façon de s’entraider est touchante.

Alex et Kate : Au départ, j’aimais beaucoup leur couple. Je les trouvais super mignonne, j’étais contente pour elles, jusqu’à ce que Kate apprenne la vérité. A partir de là, je n’ai pas voulus qu’Alex revienne avec elle, je trouvais que Kate ne la méritait pas au final. Elle l’a repoussé, ce qui peut se comprendre, c’était un gros choc, mais elle n’aurait jamais dû lui faire subir tout le reste. J’ai donc été déçu qu’Alex accepte de reprendre Kate. Pour moi, même si les mensonges d’Alex étaient énormes, ça ne justifiait pas de l’envoyer en prison pour quelque chose qu’elle n’a pas commis et qui la poursuivra toute sa vie. Ce qu’elle a fait et pour moi, impardonnable.

Kate et sa mère : Elles ont une relation assez banale de mère/ado. C’est une relation assez compliquée et assez bien mise en place, elle est très réaliste, ce qui est un bon point.

INTRIGUE ET STYLE:

L’intrigue est bien menée et bien rythmée. On a d’abord la relation d’Alex et Kate qui se construit petit à petit, de façon assez lente sans pour autant que ça devienne trop lourd, ça reste accrocheur et le début est très prenant. Puis, on a leur séparation et la réaction de Kate face à la vérité et là tout s’accélère : les problèmes avec la police, Astrid, sa mère, Jamie… Tout s’enchaine et ça se fini avec la vérité qui éclate au grand jour et qui rassemble les deux jeunes filles. C’est une histoire assez originale, mélangeant le thème de l’homosexualité et d’Internet qui sont très peu exploité en littérature (de ce point de vue-là particulièrement) et c’est un bon point.  On a également beaucoup de surprises, notamment dès le début quand on s’aperçoit que le lecteur se fait avoir et pense aussi qu’Alex est un gars. Le lieu de l’histoire est aussi original, ça change de l’éternel New-York, Londres ou Paris. La fin m’a en revanche un peu déçus car on ne sait pas ce qui se passe ensuite et je ne voulais pas qu’Alex revienne avec Kate.

Le style de l’auteur est très beau. Elle écrit très bien son histoire, on s’attache à la plupart de ses personnages, elle mêle la romance au drame sans que cela tombe dans le cliché, elle nous réserve tout pleins de surprises étonnantes.


J’ai donc prit beaucoup de plaisir à lire A Kiss In The Dark (voir meme dévorer) et je le recommande donc vivement !

dimanche 15 mars 2015

Si Je Reste, Gayle Forman

"Adam murmure quelque chose. Trois mots qu’il répète encore et encore: « S’il te plaît » S’il te plaît.

S’il te plaît. S’il te plaît. S’il te plaît. S’il te plaît. S’il te plaît. S’il te plaît. 

Finalement, il s’arrête et, me regardant, il déclare d’un ton implorant :
« S’il te plaît, Mia, ne m’oblige pas à écrire une chanson. »"


Couverture de Si je reste

Résumé : Mia a 17ans. Un petit ami, rock star en herbe.
Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.
Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la roue. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. 
Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon?
Partir, revenir? Si je reste....

Mon avis : (à venir)

_________________________
"Elle m'a dit au revoir, m'a embrassé. Et elle a déclaré qu'elle m'aimait plus que la vie elle-même. Puis elle s'est avancée vers le portique de sécurité.
Elle n'est jamais revenue."

Couverture de Là où j'irai

Résumé : Adam est une rock star adulée dont la réputation sulfureuse attire les paparazzi. Un jour de dérive à New York, il tombe en arrêt devant des yeux noirs sur une affiche. Les yeux de Mia, son ancienne petite amie. Devenue une violoncelliste virtuose, la jeune fille donne ce soir un concert au Carnegie Hall.

Trois ans plus tôt, Mia est partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles sont un choc : les souvenirs bons et mauvais resurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'ils pensaient indestructible se heurte à la réalité de leurs vies.

Peut-on revivre une passion, malgré les cicatrices du passé ? La musique emporte Mia et Adam dans un tourbillon d'émotions. Est-ce suffisant pour les réunir de nouveau ?

Là où j'irai nous entraîne dans une belle histoire d'amour et une course-poursuite poétique au sein d'un New York méconnu.

Mon avis : Ce livre est aussi émouvant que le premier. En général, j’ai une préférence pour les premiers tomes, mais là je dois avouer que je suis partagée. Le fait d’avoir cette fois ci le point de vue d’Adam, ses pensées, ses émotions, m’a fait très plaisir. Je m’étais identifiée à Mia dans le premier tome et je ne pensais donc pas m’identifiée à Adam également mais ça a été le cas. C’est assez rare de pouvoir s’identifier aux deux personnages principaux, Gayle Forman a vraiment un talent et une très belle plume. L’histoire est encore une fois très bien écrite, tout se déroule en une nuit mais il se passe tellement de choses que l’on n’en a pas l’impression. On ne s’ennuie pas une seconde, on est totalement plongé dedans. C’était vraiment un pur plaisir de les suivre dans tout New York. Le fait que l’auteure a gardé le même schéma que le premier tome (un chapitre dans le présent et un dans le passé) nous donne un sentiment de familiarité. Je ne sais pas si c’est son style habituel mais dans ce livre, c’est très réussit. Le fait d’avoir le récit de leur histoire commune dans le premier et dans celui-ci, leur vie séparée crée une sorte de symétrie entre les deux tomes que j’ai trouvés ingénieux de la part de l’auteure. Retrouver tous les autres personnages secondaires du point de vue d’Adam m’a également beaucoup plu. Revoir Mia sous un nouvel angle, à travers le regard d’Adam, lui donne une nouvelle dimension que je trouve intéressante. Elle a plus de profondeur, cela la rend spéciale. Bien sûr, je n’ai pu qu’aimer encore plus Adam, on en apprend beaucoup plus sur lui, sur sa vie, on s’attache encore plus à lui. Evidemment, le fait de retrouver leur couple m’a fait très plaisir, je ne voulais pas que la nuit s’arrête et je voulais qu’il se retrouve et reste ensemble. Je ne vous dirais pas s’ils le sont ou pas… A vous de le découvrir !

By Kayla.

mercredi 7 janvier 2015

Confusion, Cat Clarke

"C'est lorsque je suis seule que le doute s'insinue. C'est comme ça depuis des années. Tant qu'il y a des gens autour de moi, je fais comme si tout allait bien. Mais j'ai besoin d'un public à qui jouer la comédie pour que ça marche. Seule avec moi-même, je me berne moins facilement."
Confusion, Cat Clarke
Résumé : La vie est un beau mensonge.
"Les mêmes questions n'arrêtent pas de tourner dans ma tête :
Qu'est-ce qu'il me veut ?
Comment ai-je pu laisser une chose pareille arriver ?
EST-CE QUE JE VAIS MOURIR ?"

Grace, 17 ans, se réveille enfermée dans une mystérieuse pièce sans fenêtres, avec table, des stylos et des feuilles vierges. Pourquoi est-elle là ? Et quel est ce beau jeune homme qui la retient prisonnière ? Elle n'en a aucune idée. Mais à mesure qu'elle couche sur papier les méandres de sa vie, Grace est frappée de plein fouet par les vagues de souvenirs enfouies au plus profond d'elle-même. Il y a cet amour sans espoir qu'elle voue à Nat, et la lente dégradation de sa relation avec sa meilleure amie, Sal. Mais Grace le sent, quelque chose manque encore.
Quelque chose qu'elle se cache.

DE DANGEREUX ET INAVOUABLES SECRETS,
UNE AMITIÉ INTENSE ET EXCLUSIVE,
UNE ATTIRANCE FATALE.

Mon avis : J’ai tout d’abord trouvé ce livre assez étrange. Dès le début nous sommes plongés dans une ambiance assez bizarre. On est un peu perdu, on a du mal à savoir ce qui se passe. Puis on commence à se laisser aller à l’histoire de Grace. On la suit le long du récit tout en cherchant à faire le lien entre les éléments. Tout est là, il suffit juste de tout relié et c’est ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre. On s’attache peu à peu à Grace, on va jusqu’à vouloir l’aider, lui dire ce qui se passe, ne pas vouloir qu’elle fasse telle ou telle chose. J’ai au départ beaucoup aimé Nat mais à force, en comprenant ce qui est arrivé, je l’ai de moins en moins apprécié. En revanche, sa meilleure amie, Sal, est un personnage que je n’ai pas aimé depuis le début. Ethan, quant à lui, a été un véritable mystère du début à la fin. J’ai d’ailleurs encore du mal à savoir qui il est réellement. La façon dont l’auteure a tout mit en scène est remarquable, on est complètement déstabilisé ce qui fait que le livre porte bien son nom, on est confus jusqu’à la dernière ligne. Un très bon livre à lire, Cat Clarke a un talent qu’il ne faut pas négliger.

By  Kayla